chapitre 136

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- Très bien, oui d'accord. Je peux vous appeler en cas de problème ? Merci , au revoir .


Je souffle en reposant le combiné. J'étais au téléphone avec le psychologue qui a suivit Tom pendant son internement. Pourquoi j'étais avec lui ? Parce que mon frère est rentré à la maison depuis une heure alors que je revenais depuis à peine 24 heure de la visite que je lui ai faite, et qui, comme vous le savez, ne s'est pas vraiment bien passée .Le psychologue m'a dit qu'il était sorti juste après ma visite car son état allait mieux depuis quelques jours et qu'il ne pouvait aller contre sa demande .Tom était donc sorti hier mais n'était revenu à la maison seulement maintenant et je ne savais pas ce qu'il avait fait entre temps , ni ou il avait dormi .

Son arrivée à la maison m'avais surprise, j'étais en train d'assoir Fanny dans son parc dans le salon quand la porte d'entrée s'est ouverte. Je croyais au début que c'était le père de Lounete qui rentrait plus tôt que prévu du boulot, comme ça lui arrivait de temps en temps, mais comme je ne fus salué d'aucun bonjour, signe que ça aurait bien été lui, je tournai la tête et ouvris des yeux écarquillés en voyant Tom, un sac sur le dos, retirer ses chaussures sans m'accorder un seul regard .
Il avait accroché sa veste au porte-manteau, comme s'il était jamais parti, puis s'était enfermé dans sa chambre .Je l'avais suivi sans qu'il me remarque et j'écoutais ses aller et venue en me demandant ce qu'il pouvait bien fabriquer . Et pour avoir plus d'informations, j'avais appelé son psychologue .

(... )


Lounete entre en claironnant :


-Sa y est Bill, j'ai été embauchée ! Je commence mon travail dans une semaine, je suis désormais la nouvelle serveuse du " Duclos " !

-Je suis fier de toi ma chérie, lui répondis-je en la serrant dans mes bras .

- Merci , mais dis moi , tu fais une tête bizarre ,il y a quelque chose qui ne va pas ?

- Tom est rentré .

-Quoi ? Tom, ton frère ? rentré ? Maintenant ? dit -elle pour récapituler les informations qui atteignaientt son cerveau .

-Il est où ? reprit - elle

-Dans sa chambre, depuis une heure .

- ah ... et tu es allé le voir ?

- Non , j'ai appelé son psychologue avant pour avoir plus d'informations, il m'a dit qu'il ne fallait pas que ça soit moi qui vienne le voir car il faut qu'il réapprenne à ma connaitre, il faut que ça soit lui qui fasse le premier pas .

-Je suis sûr qu'il t'aime toujours Bill .

-Je ne sais pas ... mais je sais que moi je l'aime ...


Elle me sourit avant de saluer les filles en leur déposant un baiser sur le front puis rejoignis son frère dans la cuisine tandis que j'allais dans ma chambre pour réfléchir à la meilleure façon dont je pourrais m'occuper de mon frère maintenant qu'il était revenu parmi nous .



/ Quentin /

Ma petite soeur me rejoint dans la cuisine et m'aide, sans dire un mot , à ranger les courses dans le frigo. Je la regarde et constate qu'elle tourne ses lèvres dans tous les sens , comme si elle embrasait l'air qui l'entourait, l'air perdue dans ses pensées , elle voulait me dire quelque chose mais ne savais pas par où commencer car même après toutes mes années d'absences, je parviens toujours à la comprendre avec ses mimiques grâce à notre grande complicité qui s'est, bizarrement, renforcée avec la distance .



- Vas-y, je t'écoute , l'encourageais-je

-Hum ... Tom est rentré .

-Ah ?

-Oui , il est revenu, comme toi ,sans prévenir .

- ... tu m'en veux toujours d'être parti ?repondis-je en comprenant qu'en parlant de Tom , elle voulait plutôt revenir à mon cas .

- Non , je ne t'en veux plus, mais je ne comprends toujours pas pourquoi, j'ai toujours pleins de questions dans ma tête .



Je range avec elle les dernières courses restantes , laissant sa dernière phrase en suspend avant de la faire s'assoir sur une chaise .Je m'accroupis , prend ses mains dans les miennes tout en reposant mes coudes sur ses genoux .
J'ai compris que pour continuer d'avancer , elle avait besoin de savoir ce que j'avais fais pour devenir l'homme que je suis devenu aujourd'hui .

Je vais maintenant vous raconter mon histoire ...


" J'avais 9 ans, Laure en avait un an et demi de moins .Nous avions toujours formé une famille heureuse depuis notre naissance, nous faisions partis des rares enfants qui avaient encore leur deux parents ensemble. Mais depuis quelques temps, je remarquais que ce bonheur s'écroulait petit à petit .
J'ai toujours été proche de ma petite soeur, on se disputait très rarement contrairement aux enfants de notre âge, je ressentais depuis tout petit le besoin et le devoir de la protéger de tout et de tout le monde .
Avant, notre mère nous racontait des histoires le soir pour qu'on puisse s'endormir, moi je n'en avais pas plus besoin que ça, mais je voyais que Laure, qui a toujours été dotée d'une sensibilité étonnante, en avait besoin alors j'assistais à la lecture pour lui faire plaisir .Après on s'embrassait quand notre mère éteignait la lumière , parfois même elle me demandait de l'embrasser sur la bouche et je ne lui refusais pas , car ça ne me déplaisait pas et je trouvais qu'il n'y avait aucun mal à montrer à sa petite soeur qu'on l'aimait très fort .Ensuite, nous nous couchions chacun dans notre chambre .
Mais un jour, alors que nous attendions notre histoire, notre mère ne vint pas .Alors nous étions partis chercher papa mais il travaillait .
Notre mère qui avait notre garde, nous avait laissé tout seuls sans surveillance et sans histoire .Laure ne l'avait pas remarqué car je lui avais demandé de rester dans la chambre .
A l'époque, j'appréciais beaucoup notre voisine, c'était une vieille dame, je n'ai jamais connu son âge, mais j'aurais parié qu'elle avait au moins 90 ans, 90 ans de gentillesse .J'avais alors pris mon manteau et j'étais sorti sans prévenir ma soeur et j'avais frappée chezelle . Elle m'avait accueilli avec le sourire , je lui avais demandé où était notre mère et comme elle ne le savait pas , c'était elle qui était venue nous garder .J'avais retrouvé Laure dans son lit , elle s'était endormie en pleurant, je l'avais remarqué à cause de ses lèvres humides que j'avais embrassé avant de me coucher avec elle , dans ses draps .
De plus en plus , les jours se ressemblaient, notre mère s'absentait sans prévenir papa, j'appelais la voisine, elle venait nous garder et c'est moi qui racontais des histoires à laure .Je prenais en quelque sorte un rôle de père pour elle .
Mais cette affection devenait de plus en plus forte, non sincèrement , je sais ce que vous pouvez penser, mais jamais je n'ai éprouvé de l'amour plus que fraternel pour elle, mais à cause de l'absence de nos parents, j'avais grandi beaucoup plus vite et devenait de plus en plus protecteur .
Je m'étais vite rendu compte que mon comportement ne l'aidais pas, à l'école elle ne se faisait pas d'ami car j'empêchais tout le monde de l'approcher ,comme si c'était une poupée en porcelaine qui pouvait casser à tout moment .
Un jour, j'avais eu un moment d'inattention, je l'avais laissée un peu à l'écart, un garçon de son âge qui n'avait pas une très bonne réputation c'était approché d'elle , je l'avais vu se pencher , j'avais cru qu'il regardait sous sa jupe .
Je me souviens m'être vivement emporté ce jour-là, j'avais couru, poussé le gars que j'avais ensuite giflé en lui disant de la plus jamais s'approcher de Laure . Je me souviens aussi que Laure avait eu peur de ma violence ce jour-ci , elle avait pleuré, je l'avais protégé et ne comprenait pas, les maitresses étaient venues me chercher, j'avais été sévèrement puni, les parents du gamin étaient venus voir les miens le soir même.Ma mère s'était beaucoup énervée après moi , elle m'avait beaucoup crié dessus, elle m'avait expliqué, en criant, que leur gosse ramassé juste sa bille, que j'étais mal élevé par notre père, et elle m'avait mis une gifle monumentale .
J'avais beaucoup réfléchi cette nuit-là, encore une fois notre mère s'était absentée et papa travaillait.
Pour la première nuit depuis longtemps, je n'avais pas dormi avec ma soeur, je l'avais entendue pleurer toute la nuit, mais je n'avais pas été la voir, bien que ses larmes me déchiraient le coeur .
Pendant qu'elle pleurait et que je l'entendais supplier Dieu pour que je lui revienne, j'avais pris conscience de quelque chose qui fut certainement la plus grande chose dont j'aurais pu prendre conscience à mon âge , je m'étais rendu compte que j'étais trop protecteur envers ma petite soeur, que j'étais trop dépendant d'elle et inversement .Cette trop grande proximité nous empêchait de vivre normalement, nous étions plus proches que n'importe quel jumeaux auraient pu l'être .
C'est pour cette raison qu'à mes dix ans, je raisonnais déjà comme un adulte responsable.Je ne supportais plus les absences de nos parents, j'avais peur de gâcher l'avenir de ma soeur, alors j'étais allé chez la voisine 2 ou 3 jours après cet incident, je lui avais juste dit de m'emmener loin avec elle .Elle ne m'avait pas posé de question,sachant les problèmes que je traversais avec mes parents et m'avait seulement répondu qu'elle n'avait plus l'âge de galoper n'importe où mais m'avait dit que son petit-fils et sa belle-fille venait demain, que c'était un couple qui ne pouvait pas avoir d'enfant et qu'ils me prendraient sans aucun doute avec eux dans leur petit maison Berrychonne .Je lui avais dit que je serais là sans faute le lendemain .
Les jours avant mon départ , j'avais été le plus naturel possible avec Laure et papa, notre mère étant encore absente, ils ne s'étaient rendu compte de rien . Bien sûr j'étais jeune pour prendre la décision de quitter ma famille sans rien leur dire , bien sûr je savais que je leur ferais de la peine, mais je sentais au fond de moi que c'était la seule chose de bien que je pouvais faire, car je savais que je ne supporterais pas, une fois de plus, voir ma soeur pleurer à cause de moi .
J'étais donc parti , comme prévu, le lendemain chez la voisine, sans dire un mot à ma famille, sans me justifier , mon départ était un secret partagé seulement entre la voisine, son petit-fils et moi-même .
Ils avaient à peine 30 ans, ils m'ont accueillis comme si j'étais leur propre fils, ils se sont toujours bien occupé de moi et je n'ai jamais eu besoin de rien; seul ma petite soeur me manquait .
Je savais que je l'avais laissé entre les bonnes mains de la voisine, mais je ne pouvais m'empêcher de penser à elle constamment, de me demander si elle allait bien, si elle n'avait pas de problème particulier , si sa vie sociale allait pour le mieux , si nos parents vivaient toujours ensemble ...j'ai grandi ainsi , dans un doux cocon mais dans la sensation de culpabilité la plus extrême .
Vous pouvez vous demander pourquoi je n'ai pas une seule fois appeler ma famille pour les rassurer , pourquoi je n'ai pas écrit une seule lettre ?
Simplement parce que je voulais me faire oublier de tous, comme si je voulais passer pour mort .
Je me forçais à croire que mes parents adoptifs étaient mes vrais parents et que je n'en avais jamais eu d'autre , mais aussi , j'avais peur de la réaction de ma soeur si je lui donnais des nouvelles de moi 5 ans plus tard .Je ne voulais ni qu'elle pleure au téléphone et me supplie de revenir, ni qu'elle me renie à cause du mal que je lui avais fait .
Ce n'est qu'à mes dix-huit ans que j'ai décidé de revenir à Paris , ma ville natale .
Pour quelle raison ?
J'avais appris le décédé de mon ancienne voisine à qui je tenais beaucoup, j'avais perdu une des seules personne qui connaissait mon secret et qui ne m'avait jamais trahie .J'avais également perdu la personne en qui j'avais une confiance aveugle, je savais qu'elle veillait sur ma petite soeur .
Mes " parents " n'avaient pas protesté contre mon départ, ils s'attendaient bien à ce que ça arrive un jour .
Maman avait beaucoup pleuré , et papa m'avait dit de prier sa mère pour lui car il ne pouvait plus se déplacer à cause d'un accident de voiture qui l'avait cloué dans un fauteuil roulant .
J'étais présent le jour de l'enterrement de le vieille dame, mais j'assistais à la scène caché derrière un arbre, car j'avais reconnue parmi la foule, ma petite soeur, et je ne voulais pas produire un scandale en réapparaissant à elle le jour d'un enterrement .Et aussi, il faut l'avouer, parce que j'avais la trouille de sa réaction .
Grâce à l'argent que m'avaient prêté mes parents , j'avais pu m'acheter un petit appartement en banlieue parisienne, mais ne voulant vivre à leur crochet toute ma vie, j'avais épluché les petites annonces pendant toute une semaine et fus embauché dans une caserne de sapeurs-pompiers grâce à une formation que j'avais eu dans le Berry .

La suite vous la connaissait, un soir que je rentrais d'un sauvetage de chat, j'étais tombé sur le restaurant nommé " Désolation " , j'avais reconnu la voiture de ma soeur, que j'avais vu sur le parking du cimetière, j'étais rentré dans la chambre froide, et je l'avais protégé de cet Antoine qui se jouait de son corps, comme je l'avais fais presque dix ans plus tôt ... "





- Même si je m'en rends compte que maintenant, tu as pris la meilleure décision que tu avais à prendre. Merci d'être revenu , tu m'as manqué, je t'aime grand frère . murmure laure à mon oreille tout en me serrant dans ses bras .





La porte s'ouvre et nous fait quitter petit à petit, à Laure et moi, notre bulle de souvenir .
Mes genoux craquent quand je me redresse et Laure me sourire, d'un sourire d'une personne soulagée d'un poids , et se retourne en direction de la porte pour voir qui vient de faire irruption, et je constate en même temps qu'elle que ça n'est autre que le jeune homme qui était présent sur les lieux du restaurant " Désolation " , Tom si ma mémoire est bonne.
Il ne dit rien et vient s'assoir à table .
Il pose ses mains devant lui et fait clapoter ses doigts sur la table en signe d'impatience .
Laure regarde l'heure, il est 19 heure pétante, lui demande s'il a faim et il se contente de répondre un bref " bah oui " comme si c'était une évidence .
Je l'aide à mettre la table pour tout le monde, après qu'elle m'ait invité à rester manger avec eux, puis m'installe à mon tour à la place du chef , c'est à dire , en bout de table .




-Bon, si les autres ne viennent pas, on n'est pas prêt de manger !



Je reste légèrement interdit devant son côté froid et autoritaire, que je ne lui avais pas perçu lors de notre première rencontre, mais Laure me fait signe de rien commenter, alors je me contente je regarder mon assiette sachant que les explications viendraient plus tard .
Elle appela seulement Bill et Gustav depuis la cuisine puisque notre père , Fabian et Georg ne rentraient pas ce soir .
Une fois tout le monde regroupé autour de la table, Laure sort la soupe qu'elle avait faite réchauffer, la servit et s'assit à la seule place restée libre, c'est à dire aux côté de Tom puisque Bill était en face de ce dernier et Gustav à droite de Bill .
Nous mangeons avec pour seul bruit , le raclement de nos cuillères au fond de nos assiettes creuses quand Tom brise ce calme :



- ça manque de sel .



Tout le monde lève les yeux sur lui, certainement surpris de l'entendre parler, puis baisse automatiquement le regard en comprenant qu'il ne dira rien de plus à part un faible " merci " à Laure qui était partie chercher sa requête .
Le repas se déroula dans cette ambiance, ensuite tous aident à débarrasser la table en silence .
Une fois fini, c'est encore Tom qui brise le silence en annonçant qu'il allait se promener, jusqu'à 21 heure 30, dans les rues de Paris .Son frère lui demande où il va, auquel il répond " je sors " . Le brun n'a pas le temps de répliquer " je sais bien , mais où exactement " que Tom avait déjà claqué la porte d'entrée et ses paroles s'éteignirent dans un murmure, sans personne pou y répondre .



















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Bonsoir !
Voilà, j'ai été un peu plus rapide que ces derniers temps pour poster la suite , parce que j'ai eu plus de temps pour moi, et une petite poussée d'inspiration suivie d'un besoin vitale d'écrire .
J'espère qu'elle vous plait , quelqu'un m'a dit que mon chapitre précédant était trop court et que du coup on avait du mal à se replonger vraiment dans l'histoire , j'espère que cette longueur vous convient mieux .
Aussi , je tiens à vous présenter mes excuses parce que j'ai du changer de clavier et comme j'ai pas l'habitude de ce dernier , j'ai peur d'avoir fait quelque faute de frappe que je n'ai pas su voir pendant ma relecture , ainsi que quelques fautes d'orthographe et de de temps ( mais ça , ça ne vient pas du clavier ... ^^)

Bisous , je vous aime <3
Je préviens toujours , mais seulement les personnes qui me laissent au moins un commentaire ( constructif j'espère ! ) sur le dernier chapitre .




Ps : Le 10 octobre , ça faisait un an que je les avais vu pour la première fois . Le temps passe vite , trop vite . Et ça fait quelque chose ....
chapitre 136

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 08:01

Modifié le mercredi 20 mai 2009 12:17

chapitre 137

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remémoration : Tout le monde lève les yeux sur lui, certainement surpris de l'entendre parler, puis baisse automatiquement le regard en comprenant qu'il ne dira rien de plus à part un faible " merci " à Laure qui était partie chercher sa requête .
Le repas se déroula dans cette ambiance, ensuite tous aident à débarrasser la table en silence .
Une fois fini, c'est encore Tom qui brise le silence en annonçant qu'il allait se promener, jusqu'à 21 heure 30, dans les rues de Paris .Son frère lui demande où il va, auquel il répond " je sors " . Le brun n'a pas le temps de répliquer " je sais bien , mais où exactement " que Tom avait déjà claqué la porte d'entrée et ses paroles s'éteignirent dans un murmure, sans personne pou y répondre .
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20 heures 55 ; 20 heures 56 ; 20 heures 57; 20 heures 58, toujours rien , on dit toujours que c'est lorsqu'on attend le plus quelque chose que le temps passe le moins vite, et bien c'est tout à fait vrai .Une demi-heure qu'on a couché les filles, une demi-heure que je suis assis dans le canapé, avec Laure, devant la télé alors qu'aucun de nous deux la regarde.Tom est parti depuis plus d'une heure, je ne sais où, je ne sais avec qui, je ne sais comment et encore moins à quelle heure il compte rentrer.Bien entendu, ce n'est même pas la peine de compter sur un coup de téléphone sur mon portable puisqu'il n'a pas pris le sien.Aucun moyen d'avoir des nouvelles ...
Tiens , en pensant le temps passe plus vite, mon portable affiche maintenant 21 heure et à peine ai-je refermer le coulissant que la porte s'ouvre doucement et c'est précipitamment que je tourne la tête pour remarquer que Tom est en train d'essuyer ses chaussures sur le paillasson .Je pousse un soupire de soulagement en le voyant entier avant de lui dire :

- Tu vas bien ?

- Oui, bien, et vous .

-Egalement.

- Je vous laisse, je vais dans le jardin , dit Laure en se levant en direction de la baie vitrée.



Une fois qu'elle a refermé la fenêtre, Tom s'approche de moi et je sens mon coeur battre plus fort. Et ce n'est pas dû uniquement au plaisir de le retrouver, c'est surtout parce que je n'ai pas oublié la violence dont il a fait preuve avant son départ, ni toutes les précautions que j'ai dû prendre lors de ma visite, et je dois avouer que de l'avoir là, en face de moi, droit comme un " i " , attendant quelque chose de moi que j'ignore, ne me rassure pas du tout.
Puis doucement, sans geste brusque, il sa rapproche de moi, qui suis toujours assis, et colle ses genoux aux miens tout en posant ses mains sur mes épaules. Mon coeur s'emballe un peu plus, est-ce là une technique qu'on lui a appris à l'hôpital pour immobiliser son adversaire ? Parce qu'il devait surement y avoir une sorte de hiérarchie là-bas et pour pas se faire " piétiner" par les plus fort, il fallait surement savoir se défendre .
Non, il faut que je me calme, pas de paranoïa Bill, ça ne sert à rien , respire ...
Tout aussi délicatement, Tom écarte les jambes et se met à califourchon sur moi tout en rapprochant son visage du mien . N'importe qui entrerait dans cette pièce prendrait cette scène comme une scène d'amour romantique, et mince, c'est vrai que ça y ressemble drôlement ! Et puis il ne faut pas oublier que Tom est parti parce qu'il avait un problème d'affection et de crainte des autres, alors que dois-je pense de son attitude ?
Contre toutes attentes, il pose simplement son nez sur le mien en collant son front contre son homologue faisant s'envoler toute la paranoïa accumulée.
Ensuite , il passe ses bras autour de mes hanches et cale sa tête dans mon cou, tandis que je me détends enfin en le serrant un peu plus fort contre moi.
Je sens son souffle chaud dans mon cou, il se promène un peu partout, il est doux comme une caresses, léger comme une plume et me fait soupirer d'apaisement.Petit à petit, ses lèvres viennent rejoindre cette caresse, mouillant une petite parcelle de mon cou .
.

- Tu as la peau douce Bill, ça m'avait manqué. me murmure-t-il

Sur ces mots, des larmes silencieuses se meurent sur mes joues rougies. Ces larmes qui expriment tant de choses... D'abord de la joie, car j'étais loin de penser que j'entendrais de nouveau un mot gentil de mon frère envers moi après ce que je lui ai fait, et encore moins après son comportement lorsqu'il est revenu ici, mais ce sont aussi des larmes d'incompréhension et de doute.Effectivement, comment savoir si demain matin il sera de nouveau aussi tendre avec moi, s'il ne pensera pas qu'il a fait une erreur en revenant vers moi, s'il continuera de sortir le soir sans me dire où il va, sans savoir s'il faut que je me méfie de ces marques d'affection, car en y repensant, c'est cela qui l'avait coulé la dernière fois, et pour rien au monde je voudrais revivre cette sensation d'être sa bouée de secours, de le revoir crier et pleurer en présence des autres, non pas encore ...Sinon tout ce chemin parcouru n'aura servi à rien...
Et en ce moment même, c'est moi qui me raccroche à lui comme à ma bouée de secours en le serrant un peu plus contre moi, comme pour me persuader que tout cela n'est pas que du vent, que je ne rêve pas, pour chasser ces idées de ma tête en me persuadant que ça ne sont que des foutaises...

-Je vais me coucher, me susurre-t-il à l'oreille.

-Déjà ? réponds-je surpris

-Oui, c'est l'heure tu sais, je suis même en retard.

-Je...Tu sais Tom, ici...ici il n'y a pas d'horaire, tu peux faire les choses parce que tu en as envie, pas parce que " c'est l'heure "...

- J'en ai envie.


Il me baise la joue, je fais de même puis il se lève et part dans le couloir en direction de sa chambre.
Je soupire en repensant à l'attitude de mon frère, je sais bien qu'il n'avait pas envie de se coucher car malgré notre séparation, je sais toujours ressentir sa fatigue et là justement il n'était pas fatigué. Certes, il était très détendu voire carrément hypnotisé par une sorte de tendre affection, mais pas du tout fatigué. Peut-être faut-il que je lui laisse de temps pour reprendre ses marques, retrouver une vie " normale ", sa vie d'avant.
C'est fou quand même, quand je parle de lui et de son comportement, j'ai toujours l'impression de parler d'un prisonnier sorti de prison, mon grand frère, mon modèle, voilà ce que j'en ai fait de mon modèle... Des fois je me dis que si on avait pas été connu, si nous n'avions pas connu l'ivresse du succès, nous ne serions pas comme cela aujourd'hui. Bien sûr je ne vais pas m'en plaindre, pour rien au monde je changerais mon passé, ce que j'ai vécu, ce que Tokio Hotel a vécu, c'est merveilleux, c'est un rêve. Ou plutôt devrais-je dire : c'était un rêve...Oui, c'était un rêve, un rêve éveillé qui ne sera plus. Et vous savez quoi ? Je ne suis pas nostalgique en me disant cela. Je sais que Tokio Hotel ne reprendra pas, je sais qu'on aura plus jamais cette adrénaline en nous, en tout cas, pas de cette manière.Le groupe, les interviews, les fans, c'est fini. Et quand bien même on essaierait de revenir, le succès ne serait plus là. Parce que le succès est venu quand nous étions jeunes, innocent, quand Tom disait à tout le monde qu'il couchait avec pleins de filles en 1 journée, quand j'étais célibataire, ... trop de choses ont changées, Georg est avec un homme et il est heureux comme ça, de plus je me doute qu'il ne voudra bientôt plus cohabiter avec nous, il voudra certainement se poser avec Fabian, faire sa vie en fait. La cohabitation ça va, c'était marrant quand on était jeune, mais je dois avouer que l'intimité me manquait souvent et ça nous coupait du monde, on vivait notre truc, c'est tout .Quelle ironie ... Être coupés du monde alors qu'on voyageait partout, et pourtant c'est bien vrai...
De toute façon, je n'ai plus envie de vivre tout ça. Je n'ai plus envie d'avoir la lourde responsabilité d'un groupe sur les épaules, je n'ai plus envie de chanter le soir devant des milliers de personnes alors que j'ai envie de faire autre chose, pour changer , je suis lassé de rencontrer des dizaines de journalistes et de répondre plusieurs fois à leurs même questions idiotes, ...etc . Je passe le relai à quelqu'un d'autre, et des groupes qui veulent percer, ce n'est pas ce qui manque.La relève est assurée, et pour sûr...
Ce dont j'ai envie en ce moment, et pour le futur, c'est de profiter de tout ce que je n'ai pas pu faire avant et faire des projets autres que la musique. Cela peut se limiter à des choses toutes bête, comme me lever le matin et allé chercher des croissants à la boulangerie du coin pour me faire plaisir, parler à une fille dans la rue sans faire la Une des magazines people assoiffés de potins qui s'empresseront de dire que je ne suis pas fidèle à Laure .
Laure... mon futur imminent se résume à peu près à cela. Je veux fonder une vraie famille avec elle, et pas seulement qu'avec nos filles, je veux une maison, un animal de compagnie, un grand jardin, une belle voiture, et d'autres choses encore dont vous prendrez connaissance plus tard.
Pour le moment, je vais la rejoindre dans le jardin, d'ailleurs, il ne fait vraiment pas chaud, j'aurais peut-être mieux fait de prendre un blouson, il ne faut pas oublier que nous sommes en pleine période hivernale et qu'un fin manteau neigeux recouvre le sol.
J'aperçois une faible lumière et me dirige vers sa provenance.
Arrivée à destination, je vois qu'elle éclaire le visage de ma bien aimée qui est assise dans le banc à bascule du jardin et qu'elle est à peine recouverte d'un blouson.
Je m'assois à côté d'elle, et sans rien dire, elle vient automatiquement se blottir dans mes bras pour y soupirer de plaisir en fermant les yeux tandis que je me penche légèrement vers son visage pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres.

- Tout s'est bien passé ?me questionne-t-elle

-Oui, il m'a fait un calin,il m'a dit que je lui avais manqué et il est parti se coucher.

- Tu vois, tout commence à s'arranger .



Je lui fais un sourire radieux à peine visible dans la noirceur de la nuit, puis sans rien dire, elle se lève en me tenant la main, m'entrainant avec elle au milieu du jardin.Sans me lâcher du regard, elle s'assoit directement dans la neige et je fais de même sans vraiment comprendre pourquoi elle fait ça, mais en aucun cas j'aurais voulu briser ce magnifique moment avec des mots inutiles.
Tout doucement, elle approche son visage du mien et je ne mets pas plus de temps à deviner la suite en lui accordant ce qu'elle désire, c'est à dire, mes lèvres sur les siennes et sincèrement, ça n'est pas pour me déplaire.
Ses bras autour de ma nuque me tire vers elle et me force à m'allonger sur son corps, lui-même allongé à même la neige.
Alors que nos bouches ne sont toujours pas ouvertes, n'accentuant pas le baiser, je sens, alors que mes yeux son fermés, son regard sur mon visage. J'ouvre alors les yeux et me détachant à contre coeur de ses lèvres froides.

- Qu'est ce qu'il se passe ? m'inquiète-ai -je

-Rien... J'aime...J'aime te regarder quand tu m'embrasses... murmure-t-elle alors que je devine un rougissement naitre sur ses joues .

- Hey rougis pas mon trésor, ça me fait plaisir ce que tu viens de me dire, lui dis-je en frottant sa joue de mon pouce .



Ces mots, je ne peux m'empêcher de les concrétiser par des gestes et tout en lenteur, je dépose mes lèvres sur les siennes, en prenant soin de garder les yeux ouverts. C'est la première fois de ma vie que j'embrasse quelqu'un sans fermer les yeux, et je ne saurais dire vraiment quelles sensations cela me procure . C'est de l'excitation en plus, c'est ...Je ne sais pas vraiment comment le dire, je ressens l'amour que m'envoie son coeur et en même temps celui que m'envoient ses lèvres et ses prunelles. Je vois ses pupilles se dilater par le plaisir et vois dans le reflet qu'il me renvoient que les miens sont dans le même état. Mes bras de chaque côtés de ses hanches, mon bassin coller au sien, mes lèvres sceller aux siennes, mes cheveux frollant ses joues, je caresse de ma langue l'objet de mon désir, mouillées par mes lèvres et froides par le froid d'hiver.
Mon muscle part à la recherche du sien que je fais danser avec plaisir sur un air de musique ressemblant à une valse d'Amélie Poulain. Le plaisir montant de plus en plus, je ne peux garder les yeux ouverts plus longtemps et continue d'embrasser,aspirer, lécher, ces lèvres si belles, si ...bonnes...
Je ne sens plus son regard sur moi ce qui me fait deviner qu'elle aussi a fermé les yeux, et commence à gémir bruyamment, alors que ça ne lui était jamais arrivé durant un " simple " baiser. C'est ainsi que je constate que mon bassin donne de léger coup dans le sien et qu'une érection est né .
Confus en me rendant compte de la situation et d'un plaisir trop voyant alors que je ne lui faisais rien de sexuel à proprement parlé, je me sépare de ses lèvres et lui chuchote un "pardon" en éloignant mon érection de sa cuisse .

- A défaut d'avoir un feu pour nous réchauffer, j'aurais au moins réussi à mettre le feu dans ton pantalon ... plaisante-t-elle .

- Pardon, je réitère .

- Début quand tu t'excuses pour cela ? Cela ne me gène pas,au contraire, au moins, cela montre que je te plais...

- Oh ça ! Si tu savais, pas qu'un peu ! ,ne puis-je m'empêcher de lui dire

Elle m'embrasse chastement et me dit en rougissant légèrement :

- Tu sais, si j'étais un mec ... moi aussi je banderais en ce moment ...



Je souris à cette remarque très philosophique et plutôt réaliste puis vient retrouver avec ardeur ses douces lèvres . Cette fois, la scène se fait plus poussée, ses mains viennent caresser le fin duvet de mon bas de dos alors que les miennes caressent ses cuisses dans toute leur longueur. Ses doigts jouent avec l'élastique de mon boxer faisant ainsi affluer, encore plus, le sang dans mon sexe durcit.
Je remonte mes mains pour les glisser sous son pull mais ne peux continuer mes caresses étant donné que ses habits moulants plaquent mes mains sur son ventre. Alors doucement j'attrape, entre mon index et mon pouce, le haut de sa fermeture éclaire que je fais descendre jusqu'en bas puis retire ses manches tout en lui laissant son blouson sous le dos pour ne pas que son corps soit trop en contact avec la neige .
Je reprend ce que j'avais interrompu en reglissant mes mains sous son pull tandis qu'elle s'attaque à la ceinture de mon pantalon. Une fois débouclée, Laure fait glisser mon jean à mes pieds sans pour autant me l'enlever complètement pour les même raisons que je ne lui ai pas retiré son blouson.
Mon caleçon déformé par mon érection laisse passer l'air qui vient chatouiller cette dernière la faisant retomber net à cause de la fraicheur du vent contrastant trop avec la chaleur de mon corps.
Alors que je grogne contre cette réaction - pourtant humaine - et que je pense à me redresser pour me rhabiller, Laure qui n'est pas de cet avis me retient en exerçant une pression sur mes fesses afin de me recoller à elle.
Ses lèvres quittent les miennes un instant pour ouvrir les yeux et voir si je lui donne mon accord pour la suite, et sans avoir besoin de lui dire un mot, je lui souris tout en commençant à lui retirer son pantalon.
Elle me redonne mon sourire en tout en reprenant possession de mes lèvres tandis que je continue de descendre son pantalon et qu'elle glisse ses mains entre mon caleçon et mes fesses pour les caresser afin de redonner toute la puissance nécessaire à mon entrejambe.
Alors que j'étais au début quelques peu gêné dans mes gestes à cause du froid qui engourdissait mes doigts et des flocons de neige, j'ai réussis à passer outre cette difficulté grâce à mon corps qui bouillonne de désir.
Sans que j'ai vraiment le temps de m'en rendre compte, je me retrouve nu de toute la partie en dessous de ma ceinture et non content de mon retard, je descend également son sous-vêtement afin de nous retrouver à égalité.
J'approche mon érection de son intimité alors que mes lèvres dévient de leur trajectoire pour descendre dans son cou et tire légèrement le haut de son pull pour l'embrasser entre les seins, goutant sa chaire avec délice.
Elle me relève la tête en prenant mon visage en coupe et me fait me redresser pour que je me retrouve accroupis sur mes orteils, gémissant de frustration d'avoir été coupé dans mon action.
Je la regarde dans les yeux, cherchant à comprendre ce revirement de situation et m'apprête à lui demander un " pourquoi " quand, le regard provocant, elle retire complètement son pantalon afin de pouvoir s'assoir aisément sur mes genoux me faisant ainsi basculer en arrière et retomber sur mes fesses nue dans la neige tout en gardant ma position assise.


- Putain..c'est froid, halète-ai-je la voix toujours saccadée par le désir .

- Et là c'est chaud ?me murmure-t-elle en faisant entrer précipitamment mon sexe dans le sien .



Pour simple réponse, je laisse échapper de ma gorge un puissant " Oh oui ! " tout en enfouissant ma tête dans son cou pour en respirer l'arôme afin de bien réaliser que je ne rêve pas, cela peut paraitre étrange, mais je me sens tellement bien en ce moment, tellement grand, je n'avais jamais ressentis ça auparavant alors je veux me persuader que ça n'est pas qu'une illusion. Je pleure à chaudes larmes dans son cou, et avant qu'elle ne m'en demande la raison, je prends les devant en lui disant :

- Je suis heureux mon trésor, tellement heureux...

- Et moi je t'aime si fort ... réplique-t-elle .



Elle brosse de ses doigts mes cheveux recouverts de flocons de neige et embrasse mon front.
Je gémis de bonheur alors que je commence à faire des vas-et-vient en elle, essayant de trouver une position avec laquelle je serais plus performant. Etant donné qu'avant j'étais assis, les genoux pliés contre moi, je décide de déplier un peu mes jambes afin qu'elle soit mieux assise, et le fait de bouger me fait entrer un peu plus en elle dans un gémissement puissant.
Ses mains sont posées sur mes hanches de manière à avoir les pouces sue ces dernières et les doigts dans la neige tandis que les miennes s'accroche également à ses hanches afin de l'aider à bouger aisément sur moi .
Ses ongles se plantent légèrement dans mes hanches pendant mes accoups ce qui me fait comprendre qu'elle éprouve beaucoup de plaisir et qu'elle veut que je continue, évidemment, sur ce point là je ne me fais pas prier bien que mes mouvements soient plus dur et peut-être même plus douloureux pour elle étant donné que sans préservatif nous n'avons aucun lubrifiant,mis à part le naturel .
Elle se penche un peu plus de mon visage, faisant ainsi se " plier "légèrement mon sexe en elle, m'envoyant une décharge de plaisir dans tout mon être puis en baise le bout de mon nez en disant :


- Tu avais un flocon ...


Je niche de nouveau ma tête dans son cou que je parsème de baiser, de caresse avec ma langue et parfois même de quelques suçons.Ses bras m'encerclent et me collent davantage à elle tandis que je fais la même chose sur elle. Elle me mord gentiment le lobe de l'oreille, faisant réapparaitre en moi mon petit côté sado-masochiste, entrant dans son jeu, je griffe doucement la peau de son cou avec mes dents ce qui la fait trembler de plaisir.
Sans que je m'y attende, elle fait quelque chose qu'elle ne m'avais jamais fait auparavant, que je ne connaissais même pas avant, c'est tellement inattendu que j'en ouvre des yeux ronds comme des soucoupe.Elle vient d'englober mon sexe avec le sien, comme si elle l'attrapait avec ses mains sauf que c'est son sexe qui vient de faire ça, me faisant jouir en elle dans un cri rauque.J'en suis encore complètement retourné, je ne savais pas que les filles pouvait faire ce genre de chose, et mon dieu qu'est ce que c'est bon ! J'ai senti une vive chaleur aspirer mon sexe au plus profond d'elle même, j'avais même... j'ai l'impression que c'est stupide à dire, mais j'avais même l'impression qu'elle avait fait grandir mon pénis tellement elle avait tiré dessus.
Elle reprend un peu son souffle et dégage de mes yeux et de ma bouche grande ouverte, les quelques mèches de cheveux qui s'y était introduites.

- Je ... ça...ça t'as plu ? me demande-t-elle timidement


Je la regarde surpris et elle tourne la tête par peur d'avoir mal fait. Le fait que cette pensée lui traverse l'esprit m'est intolérable alors je saisis son menton entre mon pouce et mon index de manière à capter son regard qui est toujours aussi pétillant de plaisir et qui transmet un message : " Je viens de le faire ."
Je lui souris avant de lui dire :

- Comment peux-tu penser une seule seconde que je puisse ne pas avoir aimé ?

-Bah je ... je sais pas c'est nouveau pour toi ...et d'ailleurs pour moi aussi tu vois ... je sais pas si je l'ai bien fais , si -

- Chut, la coupe ai-je en posant mon index sur ses lèvres, j'ai adoré, d'ailleurs tu as bien vu, si j'ai jouis c'est bien parce que j'ai aimé, tu ne crois pas ?

- Si ...

- Et bien tu vois ! Tu sais je vais même te dire, j'aurais jamais cru qu'un truc aussi bien puisse exister, c'est tellement bon ... Tu vois, rien que d'y penser, mon sexe regonfle en toi et ... tu dois le sentir non ? je la questionne tandis qu'elle me répond par un rougissement.

- Et toi ? Tu as aimé ? je reprend



Elle ne dit rien mais acquiesce avec de vifs moments de tête en rougissant davantage ce qui me provoque un petit rire devant son esprit quelque peu enfantin qui me fera toujours craquer .
Je frotte mon nez contre le sien et constate que contrairement à moi, sa température corporelle a déjà beaucoup baissée, je ne sais pas pourquoi mais avec elle, ça a toujours été comme cela, elle a toujours plus froid que les autres plus rapidement, même quand il fait chaud ses mains sont froides...Encore une des particularités que j'aime en elle car sinon je ne pourrais pas avoir le plaisir de la réchauffer ...


- J'ai un peu froid ... murmure-t-elle comme si elle avait peur de briser ce beau moment.

- J'avais remarqué ! T'es grelottante comme c'est pas permis! Rhabille toi vite avant d'attraper du mal ! dis-je sur un ton faussement autoritaire .





/ Point de vue externe /

Les deux amants se rhabillent rapidement, le froid et la neige fouettant leurs beaux visages de personnes qui viennent de se donner corps et âmes l'un à l'autre, puis pénètrent dans la chaleur que leurs offre leurs demeure, laissant derrière eux les marques de leur amour gravées dans la neige, comme les anges que s'amusent à créer les enfants un soir de noël, mais ça, c'est une autre histoire ...























***********************************************************

Bon voilà , maintenant moment de vérité ...
Mon tout premier lemon, plus d'un an que j'écris et je m'y lance enfin ...
Je l'ai mis parce que beaucoup d'entre vous m'ont encouragés à le faire, vous m'avais dit qu'il fallait que j'essaye . J'ai voulu vous faire plaisir et détendre l'atmosphère pesante de l'histoire, et j'espère ne pas vous avoir déçu ... je ne suis jamais fière de ce que j'écris, alors j'espère vous avoir retransmis de la meilleure façon possible les sentiments dans cette scène d'amour, parce qu'un lemon, il ne faut jamais le lire pour l'acte sexuel, mais pour l'acte d'amour...
Sinon, je pensais avoir écrit plus long étant donné que ça fait trois jours que je suis dessus, j'espère que la longueur vous convient .
Pleins de bisous et merci pour tout vos commentaires, je suis contente de me sentir soutenue ! <'3

Ps: si vous avez des questions concernant l'histoire, ne vous privez pas, je vous répondrais avec plaisir et je répondrais aussi si vous me posez des questions sur moi, dans la limite du raisonnable bien sûr !

chapitre 137

# Posté le samedi 25 octobre 2008 12:18

Modifié le mercredi 29 octobre 2008 15:57

chapitre 138




/ Bill /


Une sensation de fraicheur se rapprochant de mon torse nu me réveille doucement en me faisant frissonner. Pensant que c'était Lounete, qui se serait levée sans que je m'en rende compte, qui revenait, je me rapprochais d'elle sans ouvrir les yeux. Je passe mes bras autour de son torse et plonge mon nez dans son cou. Bizarrement, je ne reconnais pas l'odeur de "ma p'tite femme", et en palpant ce corps, je me rend compte qu'il n'a pas de poitrine.J'ouvre subitement les yeux pour tenter d'identifier cette personne, mais l'obscurité ne me le permettant pas, je tâtonne et saisis une mèche de cheveux dans ma main, une dread's ?!
Je me redresse brusquement et m'exclame plus fort que je l'aurais pensé étant donné que je venais tout juste de me réveiller :


-TOM ?! Qu'est ce que tu fais là ?!

-hum...Bill qu'est ce qu'il y a ? gémit Lounete en se tournant vers moi entre le sommeil et la conscience.

- chuuuuuut, c'est rien, rendors-toi. lui dis-je tout en passant ma main sur son front pour qu'elle s'apaise et se rendorme, ce qu'elle fait rapidement alors que je me lève en tirant mon frère par le bras, l'entrainant dans le couloir.



Une fois la porte de la chambre fermée, je souffle un bon coup et me racle la gorge pour m'adresser à mon frère qui se tient devant moi les yeux brillant certainement à cause de la fatigue.


- Bon Tom, qu'est ce que tu as ?

- Je... je veux dormir avec toi ... marmonne-t-il

- Mais pourquoi ? demande-je surpris

- J'ai peur tout... tout seul dans la chambre, geint-il

- Mais tu sais tu ne peux pas venir dormir avec nous, on est déjà deux, il n'y a pas de place.

- ... Bah ...tu peux venir dormir avec moi, dit-il en levant des yeux timides sur moi.

- Non, Non Tom je ne peux pas. Je dors dans mon lit avec ma femme et toi dans le tien. souffle-je lassé

-... Tout seul ... Moi je suis tout seul ... murmure-t-il




Je ne relève pas cette phrase et le prend par les épaules pour le conduire dans la chambre face à la mienne, la sienne. Je l'assoie sur son lit, le regarde dans les yeux, ses yeux toujours aussi brillant, mais de larmes aussi cette fois parce qu'il a compris que je ne cèderais pas puis le serre dans mes bras .



- Si tu as un problème Tom, je suis juste à côté, tu n'as pas à t'inquiéter, tente-je de le rassurer

- Reste un peu s'il te plait, jusqu'à ce que je m'endorme.



Je ne réponds rien et me contente de le glisser dans ses draps chaud pour ensuite m'y glisser à mon tour. Il me sourit et colle son nez froid contre mon torse et je ne peux m'empêcher de soupirer de bien-être car même si le comportement de Tom n'est pas sain, ou pas normal appelez cela comme vous voulez, je suis content qu'il vienne toujours me chercher quand il a des problèmes, malgré tout ce que je lui ai fait subir en l'envoyant dans une clinique.
J'enroule mes bras dans son dos quand il sursaute en entendant un bruit ce qui le fait se blottir davantage contre moi. Je le rassure du mieux que je peux même si j'ai également peur. Oui j'ai peur, le comportement de Tom est trop aléatoire, un coup il se renferme sur lui-même et envoie bouler tout le monde, ensuite il ouvre son coeur pour qu'on le console. J'ai la sensation qu'il rechute, il se remet à moi pour le porter, le soutenir, il a peur comme un enfant. Cet enfoiré d'Antoine aura vraiment chamboulé ma vie, chamboulé nos vies. D'abord il m'a insulté de tapette en pleine rue, il a voulu que Lounete et moi nous nous séparions, il l'a violé , ensuite il a enlevé mon frère pour nous faire venir à lui et ainsi réessayer de me voler la mère de mes enfants. Et voilà où nous en sommes aujourd'hui, nous sommes tous devenu trop dépendant les uns des autres que s'en est presque devenu maladif, il n'y a qu'à regarder l'état de Tom, et celui de Lounete qui essaye toujours de garder la tête hors de l'eau alors qu'elle doit souffrir plus qu'elle ne le montre, et maintenant Antoine est mort et enterré avec la satisfaction de nous avoir fait du mal. On se pose tous un jour la question : " Pourquoi nous? " C'est vrai ça, pourquoi nous ? Qu'est ce qu'on a fait de mal ? et on retourne le problème dans tous les sens sans jamais comprendre, sans jamais trouver ce qu'on a fait, parce qu'on a tout bonnement rien fait, c'est ainsi, il faut une compensation, le malheur ne peut pas s'acharner toujours que sur une seule personne, il faut changer, c'est l'équilibre de la vie. Puis on regarde bien, et on se dit que même dans les cas désespérés il y a toujours une partie de bonheur, il ne tient plus qu'à nous de l'agrandir suivant la force de notre courage. Notre vie, qu'on soit urbain ou ruraux n'est qu'une suite logique des évènements, même si des fois il y a une petite goute de hasard pour nous apporter un peu de piment, et n'est pas mieux ainsi ? Qui s'amuserait à vivre dans un conte de fée où tout va toujours bien, où tout n'est que routine, où l'histoire se termine toujours par " ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ", ces livres ne servent qu'à mentir aux enfants, on leur montre ce qui n'existera jamais et c'est pour cela que pour certain grandir est douloureux et qu'on aurait préféré rester enfant toute sa vie. Voilà comment va le monde, nous sommes rythmé par la société et ce qu'elle veut faire de nous. Notre âme de rebelle nous a épargner cela, maintenant nous savons à quoi nosu en tenir et les difficulté de la vie, qui ne donne rien n'a rien, qui n'essaie pas n'obtient rien. C'est pour cela que je vais essayer de continuer à sauver mon grand frère, et à force de patience, je sais que j'obtiendrais le résultat espéré, même si pour cela je dois me faire aider
.


- Bill ... appelle mon frère en resserrant son étreinte contre moi

- Hum ?

- Tu pars pas hein? Je dors pas encore tu sais ...


Cette remarque me fait sourire, il avait senti que j'allais partir et c'est surement cela qui l'a réveillé puisque deux minutes auparavant, sa respiration faible et régulière m'avait fait comprendre qu'il avait trouvé le sommeil, peut-être est-il revenu car il n'avait pas assez confiance en Morphée pour se laisser aller à lui. Je lui glisse un " rendors-toi je reste" en lui caressant le dos et en embrassant son front le faisant soupirer dans mon cou .Le soupire de notre relation très fusionnel ...



( ... )


Je donne le biberon à Fanny, qui s'est levée la première, dans le canapé en me frottant les yeux cernés par la fatigue à cause de la courte nuit que m'a fait endurer Tom. A chaque fois que je voulais partir pour le laisser dormir, il se resserrait contre moi consciemment parfois, inconsciemment d'autres fois et je n'ai pu m'en défaire que dans les 30 minutes précédant le réveil de Fanny. Mais au moins je suis content d'une chose, que Tom se réveillera seul ce matin en se rendant compte qu'il ne lui est rien arrivé et que cette vérité le rendra certainement plus confiant.


/ Lounete /


Couchée sur le ventre, les yeux encore clos, je cherche la présence de mon homme à mes côtés, mais malgré les quelques centimètres carrés que je parcours je ne le trouve pas. Je m'apprête à me tourner mais une main chaude et douce se pose sur mes omoplates ma faisant stopper tout mouvement. Je souris dans mon oreiller et dit en souriant :



- Tu as du te lever tôt ce matin pour être ici à cette heure-là.

- Oui assez...J'avais besoin de te parler, répond il doucement en me caressant le dos .

- Ah oui ? dis-je en perdant légèrement mon sourire, tu voulais me dire où était passé mon homme ?

- Ton homme ?! Vous êtes mariés ?! s'exclame-t-il surpris et en arrêtant ses caresses

- Mais non ! Moi ? Mariée sans avoir invité mon frangin? Tu rigoles ! Réponds-je sur le même ton en lui faisant face

-Je préfère . sourit-il

-C'est juste un surnom parmis tant d'autres...

-Je vois ...

- Que voulais tu me dire ? repris-jeaprès un moment.

- Je...justement c'est de ton homme que je voulais te parler .

- Vas-y je t'écoute, l'insistais-je méfiante en m'asseyant face à lui et en m'enroulant dans la couette pour pas attraper froid, de plus que je ne suis pas certaine de pouvoir aborder une telle discussion avec mon frère dès le réveil.

- Tu vois, cela fait pas longtemps que je suis revenu, -à cette remarque je sors ma main de ma couette pour lui prendre la sienne ce qui me vaut un sourire - je te vois maintenant et tu as tellement changé... ou plutôt non, ce n'est pas toi qui a changé, mais ta... situation.

- Je ne comprends pas pourquoi tu me dis ça, tu pensais me retrouver à la maison avec papa et maman tranquillement en faisant notre deuil sur notre Quentin que nous pensions mort ? Beaucoup de choses se sont passées tu sais depuis que tu es parti ... lui dis-je sans une once de reproche dans la voix, car véritablement, je ne lui en voulais pas et le comprenais même .

- Non bien-sûr, même que je ne pensais pas te retrouver un jour, heureusement que papa habite toujours dans la même maison ...

- Oui,la maison familiale, soufflais-je mélancolique. Mais qu'est ce que Bill a à voir dans tout cela ?

- Tu te souviens quand on était petits ?enchaine-t-il sans même répondre à ma question, et bien je te protégeais de tout, tout le temps, ou du moins je faisais de mon mieux... Pas un seul garçon ne pouvait approcher ma petite soeur, ma princesse, tu n'avais même pas beaucoup d'amis à cause de moi ...Et tu vois je suis parti en te laissant seule, avec tous les autres autour de toi sans que je puisse te protéger...

- Tu sais, rien ne me menaçait, il fallait que je grandisse aussi ...

- Je sais, et comme tu sais, c'est aussi pour cela que je suis parti, pour te laisser grandir...

- Je ne vois toujours pas le rapprochement avec Bill..

- J'y viens. Donc tu vois je te laisse seule comme ça, les garçons ne devaient plus oser t'approcher à cause de moi, enfin tu vois c'est l'idée que je me suis faite toute ces années et en revenant ici je découvre que mamant n'est plus là, même si cela ne m'étonne pas trop, et que tu as toute une troupe d'homme pour toi, Gustav, Georg, Fabi, Tom, papa et Bill... Que des hommes alors tu comprends, je ne peux toujours pas m'empêcher d'avoir peur et ... mince j'ai vraiment du mal de rentrer chez moi en te laissant ici avec tous ces mecs que je ne connais pas ! Je sais, c'est vraiment culoté de te dire ça après t'avoir abandonnée et livrée à toi même mais cette envie de te protéger ne m'a jamais quitté tu comprends? dit-il en fondant son regard dans le mien, me suppliant de bien vouloir comprendre, car c'est cette réponse qu'il attend de moi, je le sais.

- Je... je sais pas vraiment, ça me paraît tellement illogique que tu puisses avoir peur d'eux, ils ont toujours été là, ils ne m'ont jamais fait de mal ou alors involontairement comme tous le monde, rien de plus ni de moins. Ils m'ont toujours protégé, vraiment ce n'est pas d'eux que tu dois avoir peur.

- Pas d'eux ? De qui alors ? Qu'est ce que tu insinus?

- ... Je n'insinu rien rassure-toi, seulement, la vie n'as pastoujours été facile, je ne suis pas " tombée sur le bon" tout de suite...dis-je en repensant à ce que m'avait fait endurer Julien, Antoine ( mon violeur) et les autres .

- Je comprends...Alors Bill est vraiment le bon ? répond-il en saisissant mes derniers mots .

- Oui, vraiment. On a vécu des moments difficiles, mais c'est lui je le sais, c'est le père de mes filles, c'est l'homme qui m'aime et qui me le montre tous les jours, et c'est aussi l'homme que j'aime. Et même si on connaitra certainement d'autres coups durs, je sais que je me relèverais avec lui.

- Et lui, est-ce qu'il pense la même chose? Est ce qu'il se relèvera vraiment avec toi? Est ce qu'il se relèvera seul et toi pas ?

- Je ne pense pas que cela se passera comme ça, je crois en Bill, je crois en notre couple, n'essaie pas de me faire douter, tu n'y arriveras pas.

- Je n'essaie pas de te faire douter, je veux simplement me rassurer qu'il ne te fera pas de mal.

- Il n'y a pas que cela, n'est ce pas? demande-je après un temps de pause.

- Que veux-tu dire ?

- Tu as aussi peur que j'aime un autre homme plus que toi, tu as peur que je ne passe pas beaucoup de temps avec toi, que je sois avec Bill ou un autre, tu as peur que je te laisse seul. affirme-je

-( ... ) En effet, admet-il en rougissant, tu ne me renverrais que la monnaie de ma pièce ...

- Tu le sais, je vais passer beaucoup de temps avec Bill, mais crois-moi, je suis bien trop heureuse de t'avoir retrouvé pour ne pas en profiter, on a du temps à rattraper tous les deux.















/ Point de vu externe /

Sur ces paroles rassurantes, le frère et la soeur se serrent dans leurs bras, offrant chacun son bien-être présent à l'autre, refermant leurs étreintes sur eux pendant que devant eux, sans qu'ils ne le voient, les portes du futur obstacle de leurs vie s'ouvraient.
















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Un petit mot rapide de ma part :

J'espère que ce chapitre vous convient, j'ai mis pas mal de temps à le taper à cause d'un blocage, j'espère que cela ne se sent pas trop. Je n'oublie pas que je vous ai promis une fin, je m'y tient, car comme vous voyez, les éléments se dénouent petit à petit . Merci d'être toujours là, Merci à ceux qui sont revenus.
Je tiens aussi à vous dire que Tokio Hotel ça me passe un peu, même si j'achèterais quand même leurs album en 2009, je les aime toujours, mais ça n'est plus l'hystérie du début, je pense que vous comprenez étant donné que plusieurs d'entre vous m'ont dit la même chose. Je continue d'écrire sur eux, car ils sont, et ils resteront toujours la source de mon inspiration, peu importe que les textes que j'écris portent sur eux ou pas .

Bonnes fêtes à tous, bientôt bonne année :P



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chapitre 138

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 12:55

Modifié le samedi 27 décembre 2008 13:36

chapitre 139

/ Bill /


Lounete est partie depuis une heure maintenant, elle est allée à son nouveau travail. Je suis toujours sous un état de nervosité pou cela, même peut-être plus qu'elle à vrai dire. Déjà, je ne voulais pas qu'elle reprenne le travail, parce que ce n'est vraiment pas utile, avec le groupe j'ai largement gagné ce qu'il fallait, surtout en tant que leader, par conséquent, financièrement, cela ne pourra nous apporter que l'argent en plus que nous ne dépasserons jamais. Mais vous la connaissez presque aussi bien que moi puisque cela fera bientôt deux ans que vous partagez nos vies, elle a des arguments. Elle m'a dit qu'elle en avait besoin sur le plan social, pour voir du monde, qu'elle n'aimerait pas rester à la maison toute la journée, qu'elle ne voyait pas pourquoi mon argent devrait servir à nous deux et que de toute façon, elle voulait pouvoir payer la retraite de son père quand le moment viendra. Qu'elle veuille payer la retraite de son père, je n'y vois pas d'inconvénient et je comprends, mais qu'elle ne veuille pas que je paye pour elle, je ne comprends pas. Bon, évidemment, elle comme vous ne savez pas encore ce que je prépare depuis un moment, mais cela n'empêche que cet argument ne fonctionne pas.
De plus, on ne peut pas dire qu'elle soit moche, car même si moi je n'ai pas un avis très objectif, je sais que beaucoup désire ce corps. Je vois déjà les regards des clients un peu pervers sur sa poitrine, une main qui frôle la sienne pour rendre la monnaie, un alcoolique qui lui met la main sur sa chute de rein, ... J'en passe et des meilleures.
L'angoisse permanente qu'elle croise quelqu'un de mal intentionné, qu'Antoine renaisse de ses cendres, me tord le ventre rien que d'y penser.
Ajoutez à cela que mon frère a un comportement de plus en plus étrange envers nous, envers moi. Sans parler du fait que la dernière fois j'ai dû dormir avec lui pour qu'il s'endorme, mais en plus, au réveil, il était de mauvaise humeur. Moi qui pensait que lorsqu'il verrait que rien ne lui est arrivé, il serait rassuré, j'étais loin de me douter qu'il m'éviterait, comme pour me reprocher de m'être levé avant lui, et qu'en plus, il serait d'une arrogance pareil après tous les habitants de cette maison. Et depuis, la routine s'est installée.
Le soir, il part toujours à ce rendez-vous mystère et en revient apaisé voire carrément fleur bleue pour toute la soirée, et dans la journée, son renfermement nous explose au visage.
Et moi dans tout cela, je n'y comprends plus rien, et ne sais plus comment être avec lui. Le consoler le soir, et accepter ses débordements la journée ?
J'ai derechef téléphoné à son psychologue, il m'a dit que si Tom avait trouvé en son " fameux rendez-vous" la tranquillité et la joie de vivre de ses débuts, il ne fallait surtout pas l'empêcher d'y aller, et lui faire confiance . Je lui ai dit que c'était peut-être une secte et que personne ne s'en était rendu compte, il m'a alors conseillé de le suivre un soir, pour surveiller, de loin, ce que fait mon frère lors de ses sorties . Par contre, pour ne pas qu'il perde toute confiance en moi, il fallait que je reste très discret et qu'il ne me voit surtout pas.


- Je sors , me dit mon frère en passant juste derrière moi.


Je le regarde prendre sa veste accrochée au porte manteau, une expression de hâte collée au visage, enfiler ses chaussures sans même prendre le temps de les lacer puis sort sans m'accorder un regard ou un sourire. Routine devenue désolante.
Sauf que cette fois, je le guette comme un voyou en tirant légèrement les rideaux. Heureusement pour moi, il part tous les jours à pieds, car sinon je n'aurais pas eu le temps de sortir ma voiture sans le perdre et en ayant une chance de le retrouver.
Il referme avec peine le portail légèrement grinçant à cause du gèle tandis que je me décide à prendre une veste et à m'enrouler dedans rapidement.
Je prends soin de refermer la porte à clef derrière moi puisque Gustav est retourné dans sa famille en Allemagne, Lounete et son père sont à leur travail - je frissonne en repensant aux regards pervers des hommes sur Lounete - , Fabian et Georg ont voulu se promener avec nos filles afin de profiter un peu de ce qu'ils ne pourront jamais avoir ensemble, Tom vient de sortir et que par conséquent j'étais le dernier présent à la maison.
Je ferme à mon tour le portail,m'apprête à continuer ma" course-poursuite " quand je glisse sur une plaque de verglas, avant de me retrouver les fesses par terre, le coccyx brisé, j'ai le rapide réflexe d'enlacer la boite aux lettres .
Je souffle pour me remettre de la frayeur qui m'a envahit à l'instant et, ayant récupéré mon équilibre, je me frotte les côtes en grimaçant . Je crois que cette escapade me vaudra quelques bleus, on n'a pas idée aussi de faire des boites aux lettres aux coins pointus !
Ne perdant pas de vue l'objectif de ma sortie, je me dépêche, en restant tout de même vigilant, de tourner à l'angle de rue que vient d'emprunter mon cher frère.
Par chance, il ne m'a pas semé puisque lui aussi avance doucement pour ne pas tomber même si je vois très bien qu'il aimerait beaucoup avancer plus vite.
Je ne suis pas très loin de lui, mais il ne risque pas de remarquer ma présence, déjà le vent est de face donc il ne peut pas sentir mon odeur, de plus, les rues de Paris sont surpeuplées, ce qui me permet de le voir - et encore - sans que lui ne me voie.
Ensuite, nous entrons dans de petites ruelles, où la population se fait moins dense et où, par conséquent, je dois me cacher davantage.
Tom s'arrête d'un coup et je me précipite derrière une grosse poubelle en plastique.
Malheureusement, sous la précipitation, je me suis cogné dedans et elle en a perdu son couvercle, qui est tombé sur les pavés dans un bruit assourdissant. Je ferme les yeux. La peur m'envahit, s'il me voit maintenant, je suis mort, il ne me fera plus jamais confiance et Dieu seul sait ce qu'il fera après ça.Je retiens mon souffle.
J'entends des pas se rapprocher, les siens bien entendu, je reconnaitrais le bruit de ses grosses baskets entre mille.
Tentant le tout pour le tout, usant de ma dernière chance, je fais vibrer mes cordes vocales pour en faire un sortir un miaulement le plus ressemblant possible. Je répète ce geste une autres fois, imitant le chat pas content .
Le bruit de pas s'arrête, j'entends un soupir, puis le bruit de ses pas qui s'éloignent. La porte d'une maison qui s'ouvre, se referme, et un silence plat, il est entré dans ce magasin.
Je respire derechef et porte ma pain à mon coeur emballé, c'était moins une.
Heureusement que je connais bien mon frère, que je sais qu'il n'aime pas trop les chats - il est un peu en guerre contre celui de Lounete tandis que moi je le vénère depuis qu'il a sauvé Tom - et qu'il est bien trop pressé d'aller à son rendez-vous.
Je me relève douloureusement en massant mon dos ayant cogné le mur à côté de la poubelle. Quand je pense qu'on avait besoin de garde du corps, je me dit que peut-être sans eux, on aurait réussi à se protéger, car suivre Tom, c'est mettre en jeu sa propre vie ! Quoique cela n'est peut-être pas vraiment comparable, les filles, elles, n'essayaient pas de se cacher, et elles imitaient un cri complètement différent que pourrait avoir un chat pas content .
Trêve de comparaisons étranges, j'époussète mes vêtements puis m'avance vers le seul bâtiment qui pourrait faire office de magasin ou quoique soit d'autre où Tom puisse aller.
Je n'ai pas besoin de me poser des questions trop longtemps, car devant moi se dresse une petite maison avec une grande fenêtre . Je colle mon nez contre celle-ci et explore l'intérieur. J'y vois une réception avec écrit accueil derrière laquelle se tient une jeune femme brune en train de classer des papiers. Je souris et m'avance vers la porte d'entrée où il y est écrit : " sonnez puis entrez ", ce que je fais .
Je pose un coude sur l'hôtel de réception, la jeune femme asiatique lève le regard et me sourit .



- Bonjour monsieur.

-Bonjour.

- Vous êtes le frère de Tom ?

- Oui c'est bien cela, mais comment le savez-vous ? l'interroge-je

- Vous lui ressemblez beaucoup. je souris à cette remarque, j'adore que l'on me rappelle ma ressemblance avec mon jumeau. Je vous ai vu regarder par la fenêtre, que puis-je faire pour vous ?

- J'aimerais avoir des informations sur vos pratiques, et j'aimerais également savoir si on peut aussi faire cela à la maison .

- Bien sûr, voulez-vous que j'appelle votre frère ? Il est dans la salle.

-Non merci, ça ira, et ne le prévenez pas de ma visite s'il vous plait.

- Comme vous voudrez.



Elle me sort quelques brochures, me donne l'adresse du site de leur association, quelques astuces que je peux refaire à la maison, et nous commençons une discussion enrichissante sur le sujet, qui me passionne, non pas comme la musique, seulement, c'est cela qui remet mon frère dans la sérénité.



( ... )





Plus heureux que jamais, en toute confiance sur le fait que Tom va aller mieux, je suis parti acheter le nécessaire, et maintenant l'enseigne d'un bar nommé " Duclos " se dresse devant moi. J'entre, fouille la salle du regard et tombe sur le frère de Lounete assis à une table. J'avance d'un pas décidé vers le fond de la salle, où il se trouve et lui demande :



- Tu attends quelqu'un ?

- Non, tu peux t'assoir, répond-t-il en désignant du menton la chaise en face de lui.

- Tu m'as l'air bien chargé dis moi, reprend-t-il, qu'est ce que c'est ?

- Le remède de Tom, annonce-je fièrement.

- Le remède de Tom ? réitère-t-il surpris .

- Oui, comme tu as vu, il ne va pas très bien en ce moment, il a vécu des choses ... comment dire ... assez lourdes et j'ai appris qu'il prenait des cours de yoga qui l'aidait énormément à canaliser ses mauvaises ondes et tout ça, donc pour l'aider ailleurs que dans ce salon, j'emmène le yoga à la maison !

- Tu emmènes le yoga à la maison? Excuse-moi de te dire ça, mais en tant que sapeur-pompier, j'ai souvent du emmener d'urgence des gens qui s'était bloqué à cause de ça.

-Oui, enfin je veux dire que j'emmène une ambiance relaxante à la maison, enscens, musique apaisante, ...

- Toi ?! me coupe-t-il soudainement chanteur de rock mondialement connu, habitué à s'éclater les oreilles sur un nombre de décibels impressionants, tu vas ecouter de la.. musique douce ?! finit-il dans une exclamation qui a attiré l'attention de Lounete, qui ne m'avait pas vu entrer, sur nous.

- Je suis prêt à tout pour les gens que j'aime . dis-je calmement pour lui faire comprendre que je ne laisserais pas tomber sa petite soeur, même s'il la surprotège depuis qu'il est rentré.



Elle vient vers nous, je la regarde en détail . Elle porte sa tenue de travail, à savoir une jupe noire courte avec des collants couleur chair et une chemise blanche presque transparente. Je jette un regard aux hommes de la salle, bien sûr vous me direz que personne ne la "matte", mais moi j'ai l'impression que tous les regards sont portés sur elle. Je reprime une grimace de jalousie quand elle s'arrete à notre table.


- Qu'est ce que je vous sert ?

- est-ce que tu as un DBK ? ( = Diabolo Banane Kiwi )

- Oui, je vous apporte ça tout de suite.

-Merci.


Elle m'accorde un dernier regard remplit de tendresse et d'amour qui me renforce dans mon projet. Il faut d'ailleurs que j'en parle à Quentin, il est quand même un peu concerné, et puis il pourra m'aider, car je veux vraiment que cela marche, c'est la chose qui me rendra le plus heureux. Je souris niaisement en y repensant.
Lounete me ramène ma boisson, je la remercie et glisse discrètement ma main sur son avant-bras pour ne pas que son patron le voit. Elle rougit et s'éloigne.
Je mélange ma boisson verte à bulle avec ma paille d'un air rêveur quand Quentin me tire de mes pensées orientées vers le futur.


- Vas-y, dis- moi .



















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Bonsoir chères lectrices survivantes !
Et oui les commentaires baissent ! Mais pas trop les visites, tout vas bien !
Vous savez quoi, cela me convient quand même, je trouve ça plus intimes, je peux mieux vous connaitre, chacune d'entre vous, et j'aime bien ça. Les plus fidèles des fidèles sont là.
Si vous voulez me parler, ce sera avec plaisir, vous pouvez me demander mon adresse msn, je vous la donneais avec joie .
J'espère que vous allez bien, vraiment, et que cette année 2009 s'annonce bien pour vous .
Merci encore, vous comptez plus que vous ne le pensez pour moi .
N'hésitez pas non plus à me faire part de vos idées à propos de la suite de ma fiction, si vous le souhaitez, c'est même conseillé =)

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chapitre 139

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 19:03

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 15:05

chapitre 140

/ Point de vue externe /

Excitation et angoisse sont les maitres mots de ces deux hôtels voisins.
Lui et Elle, nous aux yeux de tous bientôt, ou peut-être pas.

De son côté, il n'arrive plus à mettre la main sur sa jolie cravate qu'il avait soigneusement préparé la veille, à l'entendre, elle était posée là, sur la chaise, et elle a mystérieusement disparue pour ce jour crucial. Plus angoissé que pour son premier concert, plus que jamais la peur d'échouer lui tiraillant le ventre, il tourne et retourne toute sa chambre d'hôtel. Et son frère, qui n'entend plus que par son yoga depuis des mois, assis en tailleur sur son lit, ses traits de visage détendus, conseille au jeune brun de se calmer.



- Me calmer, c'est bien ça que tu me demandes hein ?! Mais tu ne te rends pas compte, je vais être en retard, le seul jour de ma vie où je ne dois absolument pas l'être ! râle le brun.

- Prends ma main .

Bill soupire avant de prendre cette main que lui tend son frère. Il l'entraine sur le lit, l'androgyne s'assoit en tailleur en passant son autre main habile délicatement sur le tissu de son smoking noir.
La main dans elle de son frère, Bill ferme les yeux et tente de se détendre. << Si tu es calmes, en paix avec toi-même, les autres le seront aussi >> lui disait Tom, et Bill n'en était que plus fier d'avoir encouragé son frère à poursuivre cette saine thérapie.
Mais c'est bien connu, un calme annonce souvent une tempête et alors que le calme s'appelle Bill et Tom, la tempête a pour nom en ce moment précis, Gustav, qui entre en trombe dans la pièce, essoufflé et rouge d'avoir trop couru, brandissant la fameuse cravate sous les nez des jumeaux .


- Trouvée...la femme de ménage l'avait prise...pour la laver .... c'était moins une, halète le petit blond

- Oh merci, s'exclame Bill en descendant brusquement du lit et manquant de trébucher, t'es un vrai frère !


A cette remarque, le blond sourit tandis que Tom secoue la tête amusé par le comportement de son frère sans pour autant quitter sa position assise.
Maintenant Bill, tu ne crois pas qu'il serait temps de finir de te préparer ? C'est pour bientôt, bientôt ...

[ ... ]


De son côté, Lounete n'est pas du tout angoissée, du moins, pas pour le moment. Les yeux fermés, elle semble faire tout un travail sur elle-même pour faire le tri, pour tourner cette lourde page.
Deux prénoms devant elle , celui d'Antoine, trois pierres tombales sur la gauche, et sous son nez, celle de Maëlle, sa troisième fille morte-née.
Son frère l'attend dans la voiture, compatissant mais en râlant tout de même contre Lounete en pensant qu'elle va défaire toute la coiffure que la coiffeuse à mis trois heures à faire tôt dans la matinée et en guettant du coin de l'½il que le voile ne traine pas dans cette sombre allée.
Lounete s'est interdit de pleurer aujourd'hui, elle n'a pas le droit, pas le jour le plus beau de sa vie.
Malgré tout, elle ne peut s'empêcher de laisser couler sur sa joue, recouverte d'une fine couche de fond de teint, une larme solitaire qu'elle essuie rapidement.
Délicatement, elle détache deux fleurs de son bouquet en prenant soin de ne pas défaire le reste.
Comme écrasée par le ciel gris, elle s'agenouille sur la tombe d'Antoine, et offre à celui qui ne lui a pas fait de cadeau, la première fleur de son bouquet. Ce geste paraissant anodin est en fait le symbole pour elle d'une reconstruction, de tourner cette très lourde page de son passé afin de pouvoir aller de l'avant, avec Bill, et aujourd'hui est le meilleur jour pour le faire. Pour ce qui ne le savait pas encore, Lounete est loin d'être une personne rancunière, peut-être même qu'elle pardonne trop facilement, mais c'est quelqu'un pour qui la psychologie compte beaucoup, et pour elle, Antoine a fait ce qu'il a fait parce que pour lui, c'était, certes pas la meilleure manière, mais sa façon de témoigner de tout le mal qu'il avait dû vivre dans sa jeunesse. Lounete a su lui donner une seconde chance, où il a derechef échoué, et aujourd'hui elle lui donne la troisième, la dernière, parce que jamais deux sans trois.
Elle quitte de la tombe de celui qui a souillé une partie de son passé et de son ancien futur et se dirige vers celle de sa fille.
Trop jeune, oui elle était trop jeune pour mourir, mais de tout façon, y a-t-il un âge pour mourir ? Pas vraiment, c'est jamais le bon moment, comme pour beaucoup de chose désagréable à vivre ou à dire. Lounete se console en se disant qu'au moins, Maëlle n'aura pas souffert, et en mourant elle aura eu, si on peut dire, le "privilège " de ne pas souffrir du handicap que lui aurait crée sa trisomie.
Elle aurait aimer donner à sa fille tout ce qu'elle donnera à Alison et Fanny, de l'éducation, et surtout, de l'amour à n'en plus finir. Mais au lieu de ça, elle offre sa deuxième fleur, la plus belle, à cet enfant qui n'aura vécu que quelques heures.
Le ciel gris se dégage, un rayon de soleil filtre les nuages à l'horizon.
Lounete réajuste son voile sur son épaule afin qu'il ne traine pas par terre et attrape entre ses deux mains les pans de sa robe blanche puis retourne à la voiture, où l'attend Quentin, sans se retourner, avec la promesse de ne plus jamais retourner sur ces tombes, pour ne plus souffrir, sans pour autant ne plus jamais penser à sa fille, seulement, les fois où cela se produira, se sera avec les c½ur presque léger.

Pendant tout le trajet règne un silence de plomb entre les deux jeunes frère et soeur. L'un trop concentré sur la route , et l'autre trop stréssée mais pas moins souriante pour parler.Mais dans leur tête réside la même insouciance, puisque lorsqu'il y a toujours des personnes pour y croire, le bonheur vit.
Arrivées à destination, les frangins descendent et tombe sur le papa surement pas le plus heureux du monde, mais pas non plus le moins ni le moins ému qui attend sur le péron. Il sourit à sa fille et la sert doucement dans ses bras en faisant bien attention de ne pas froisser sa belle robe, ni défaire cette jolie coiffure.
Bras dessus, bras dessous, ils avancent tous deux vers la belle, mais simple, BMW noire de Bill, fraichement décorée de quelques fleurs et rubans fantaisie par quelques amis.
Le papa ouvre la porte côté passager, à sa fille en faisant un révérence pour marquer le coup tandis que Lounete, se prêtant au jeu, prend ses airs de grandes dames. Ainsi, le voyage jusqu'à l'église se déroule dans une atmosphère stressée mais également, et néanmoins très agréable, le regard d'un papa fier de sa fille, et une fille fière de son futur mari qui l'attend déjà.

( ... )


La grande et lourde porte en bois se dresse devant eux, et on peut entendre passer les anges de ce lieu culte.
Le frère de Lounete, est déjà rentré, il ne manque plus qu'eux.
Pascal embrasse le front de sa fille et lui tend son bras qu'elle prend en lui échangeant un regard complice.
Les deux battants de la porte sont ouverts par deux enfants de coeur, au moment où s'enclenche la musique de
Peter et Sloane : Besoin de rien envie de toi . Plutôt originale pour un mariage, mais n'est-ce pas un couple original ?
Lounete sourit, les yeux brillants d'étoiles, et, suivant le rythme de son père, suivant le rythme de la musique, entre dans l'église.
Tout est comme elle se l'était imaginé :
tous les regards sont sur elle, et pour une fois, cela ne la fait pas rougir. Elle se sent admirée.
Les bancs en bois sentent le vernis et ce parfum se mélange à merveille avec celui de chaque rose blanche nouée aux banc .
Elle sourit à s'en faire mal aux zigomatiques, et regarde son père qui est dans le même état qu'elle, ils atteignent presque l'épanouissement total.
La marche est lente, quelques mains lui caressent les avants-bras sur son passage, on lui murmure des
" félicitation ", elle entend des " cette mariée est resplendissante" par des voix d'hommes, mais aussi de femmes, des amis à elle et à Bill.
Aux premiers rangs, elle reconnaît ses amis les plus proches : Georg, Fabian, Gustav,Megan, d'autres amis qu'on ne mentionnera pas et sa famille : Simone, Gordon, le père de Bill,Fanny et Alison sur leurs genoux, sa propre mère, toujours en prison, n'étant évidemment pas invitée.
Et sur dans les renforcements du coeur, leurs frères et témoins : Quentin, et Tom .
Sans oublier, le prêtre au centre, qui sourit à la jeune fille en l'invitant de sa main à rejoindre Bill, fier et heureux dans son costard noir.
Pascal donne le bras de sa fille à Bill en lui chuchotant un << Je te la confie, prends en soin >> au quel il répond << Si vous pouvez être certain d'une chose, c'est bien celle-là. >>, il lui offre le sourire d'un beau-père à son gendre et prend place à côté dde Simone tandis que Bill encercle Lounete par la taille juste avant que le prêtre demande à l'assemblée de bien vouloir s'assoir.
Le silence s'établit, tous les yeux sont rivés sur les futurs mariés.
La voix du prêtre s'élève, et résonne dans l'église, tout le monde est obnubilé par les mariés, personne n'a entendu la lourde porte en bois du bâtiment s'ouvrir et se refermer, ni les pas de la femme s'assoir sur l'un des derniers bancs vides.
Le prêtre continue alors son habituel, surprenant et spécial discours sur le mariage :




<< Aujourd'hui vous allez assister à l'union de ces deux êtres qui s'aiment. Ils vont se donner corps et âme dans leur relation, comme l'on fait beaucoup de couple avant eux, mais peut-être qu'un jour, la flamme qui les a conduit ici va s'éteindre, peut-être que leurs proches devront ramasser les pots cassés pour tenter de les réparer, sauf que toutes ces disputes continueront de plus belles, pour que finalement, ces jeunes divorcent.
Le divorce, ce mot qui fait si peur aux gens ne devraient pas être tabou. Chaque personne à le droit de faire des erreurs dans sa vie, il se peut que tout ce qui les unis aujourd'hui, les séparera demain, mais le plus important, c'est d'avoir poursuivit ses rêves, le bonheur est le plus important, même si pour cela il faut divorcer.
N'ayez pas peur, et pensez à votre bien-être, et au bien-être de votre entourage, mettez tout en oeuvre pour récolter le plus de bonheur possible, ce n'est pas une denrée si rare qu'il n'y paraît, car chaque situation a sa part de lumière, la lumière du Seigneur.
(...)
Bien .
Lounete et Bill seront bientôt unis par les liens sacrés du mariage, Si quelqu'un s'oppose à cette union, qu'il parle maintenant ou qu'il se taise à jamais >>



Un silence s'installe, toutes les personnes présentent se jaugent en se demandant si untel ou untel va s'opposer à ce mariage au dernier moment, mais chacun soupire de soulagement en entendant rien venir et en voyant la bouche du prêtre qui allait continuer la cérémonie former un " o " .
Cependant, avant d'avoir pu prononcé le moindre mot, le prêtre est interrompu dans sa lancée par un raclement de banc, signifiant qu'une personne s'est levée et toutes les têtes se retournent en un seul mouvement vers le fond de l'église, y comprit celles de Bill et Lounete, cette dernière s'étant totalement figée, comme celle de son père et de son frère, les seuls ayant reconnu cette personne.



<< Moi je m'y oppose, dit-elle en élevant la voix et en s'avançant dangeureusement vers les mariés , jamais tu n'épouseras cette tapette prostituée ! crache-t-elle au visage de sa fille >>



Certains, comme Simone, ne comprennent pas immédiatement que la mère de Lounete fait allusion à Bill en crachant cette injure blessante pour tous,tandis que cette mère peu scrupuleuse sépare sa fille de son futur mari en la poussant . Sous la violence du choc autant physique que moral, Lounete lache son bouquet et tombe, en perdant son voile dans sa chute, de justesse, dans les bras du prêtre déboussolé. Bill essait de la rejoindre après avoir crié son prénom de manière affolée, mais c'est sans compter sur Sophie qui l'empoigne violemment en le tirant par les cheveux.
Les invités paniquent, tout le monde s'est levé et parle avec agitation, ne sachant comment réagir à cette situation à part en lâchant des " Oh mon Dieu, mais qui est-ce ?! ".
Pascal, Gordon, Tom et Quentin eux se sont précipités sur les lieux de la bagarre, les deux premiers essayant de calmer Sophie, les deux autres tentant de rejoindre leur frère et soeur respectifs.
S'ajoute à cela tout les retardataire, comme Georg, Gustav et Fabian qui tentent d'intervenir dans la bagarre.
Les deux ainés prennent le dessus sur la mère mais n'arrive pas à la faire sortir, tandis que Bill et Lounete reprennent doucement leurs esprits.
Bill cherche Lounete du regard par dessus les têtes, et quand il parvient enfin à la voir, ses yeux rencontrent immédiatement les siens sombre, vide de toutes étoiles, dépourvu d'étincelle, comme si elle était morte.
Il pousse ses amis en avançant vers elle, mais elle murmure un répétitif " non, non, non... je ne peux pas, je ne peux pas,..." avant de soulever sa robe de ses deux mains pour courir vers la porte de derrière, suivit par Quentin, tandis que Bill, accablé, se fait entrainer mollement loin de tout ce cauchemar par son grand frère.
























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Coucou, comment allez-vous depuis cette longue absence ?
Que pensez - vous de cette suite ?
Je n'en suis pas très satisfaite, je pensais qu'elle serait plus longue est plus détaillée, mais j'ai pas réussi à faire plus : /
J'aurais aussi aimé poster pendant els vacances, mais je n'ai pas eu le temps = S alors je préfère ne même pas parler de cette rentrée qui me prive encoe plus de temps libre !
D'ailleurs j'ai peur d'avoir perdu le coup de main sur ce chapitre, c'est pour cela que vos avis sont primordials ! Ne vous en privez et ne m'en priez pas s'il vous plait !
Je vous avoue avoir pensé finir cette fiction sur un mariage heureux, mais je me suis dit que ça ne collerait pas suffisament vec l'aspect général de ma fic où depuis le début rien n'est simple et rien n'est heureux - guimauve.
Donc je posterais encore, ce chapitre n'est pas la fin !
Merci beaucoup, j'espère vraiment que vous allez bien, n'hésitez pas à me raconter votre vie =)
Bisous <3

ps: comme vous aez pu le remarquer, j'ai retouché mes 5 premiers chapitres







chapitre 140

# Posté le lundi 16 février 2009 12:54

Modifié le vendredi 27 mars 2009 14:36

chapitre 141

/Quentin /

Son dos caressé par ma large main est secoué par des spasmes irréguliers qui trahissent la profonde tristesse qu'elle tente de cacher. Cela fait des heures que je fais tout ce qui en mon pouvoir pour la calmer, mais elle est rongée par la culpabilité et n'arrive pas à s'en remettre. Voilà plusieurs minutes que j'ai arrêté de lui parler, cela ne servait à rien, elle ne m'écoutait pas et me répétait sans cesse que " tout était de sa faute, qu'elle avait tout gâché et que Bill ne voudrait plus jamais d'elle ".
Suite à ce mariage raté, situation m'est assez inconfortable puisque je suis partagé entre plusieurs opinions : d'abord je déteste voir ma petite soeur être si malheureuse, je déteste notre mère d'avoir fait ça, je déteste Bill de n'avoir pas su retenir ma soeur avant qu'elle ne s'enferme dans sa chambre, je me déteste pour ne pas savoir la consoler mais d'un autre côté, je suis soulagé que ce mariage n'ait pas eu lieu. Bien sûr j'ai conscience que Bill et Lounete s'aiment aujourd'hui et que c'est pour cette raison qu'ils ont décidé de s'unir sous le serment de Dieu, mais je trouve toujours qu'ils sont bien trop jeune pour s'engager de cette manière, qu'ils devraient se laisser plus de temps, et pour moi cet échec est une preuve qu'ils n'étaient pas prêt à subir les conséquences d'un mariage, aussi bonnes et mauvaises soient-elles.


- Il faut que j'enlève ma robe, dit-elle en reniflant, me sortant de ma passivité.

- Tu veux que je sorte ?

-Non, je ... j'aurais besoin d'aide pour enlever la fermeture éclair, repond-t-elle avec difficulté, une boule coincée dans la gorge.



J'acquiesce de la tête tandis qu'elle se lève et se place devant le miroir.Je me place à sa gauche et regarde le reflet que nous renvoi la glace. Je ne vois qu'une personne, moi, je ne vois pas ma soeur car la lueur qu'elle avait d'habitude dans les yeux s'est éteinte cet après-midi, elle est toute pâle et ses yeux sont rouges d'avoir trop versés de larmes. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, ce nouveau drame l'a achevé, et il est difficile pour moi de rester dans cette ambiance de malheur et d'accablement étouffants.

Elle retire son voile qui glisse lourdement dans son dos, son mariage est derrière elle.
Elle me jette un coup d'oeil, me faisant comprendre que je dois à présent lui ouvrir la fermeture éclair de sa robe qui avant lui allait comme un charme, mais qui maintenant l'étouffe.
De mes mains je lui caresse les épaules pour la détendre, et tire sur la base de la fermeture qui s'ouvre dans un assourdissant " zip ".
Arrivée en bas, je l'aide à faire glisser ses manches sur ses bras, sentant qu'elle n'a plus la force de le faire.
Je colle mon torse à son dos afin de frotter ma joue contre la sienne pour sécher ses larmes, et me laisse emporter par l'odeur de sa peau, elle sent la rose des champs, la rose blanche de pureté, une pureté enfantine qui est aussi difficile à avoir qu'à garder, et quand on a la chance de rencontrer une personne d'une telle pureté, on ne la lâche plus, et si Bill n'a pas compris cela, c'est que c'est un abruti fini.
Elle se dégage de mon étreinte, et, sans me demander la permission, elle prend dans ma valise un large Tee-shirt dont elle se recouvre le dos. Puis, prise par un élan de lucidité, elle stoppe ses gestes et me regarde les yeux ronds en me demandant :



- Mes filles ? Mes filles? Où sont mes filles ?! répète-t-elle effrayé à l'idée de les avoir laissé seules.

- Ne t'inquiète pas, elles sont avec Fabian et Georg, dis-je pour la rassurer.

-Ah, souffle-t-elle plus tranquille, heureusement qu'ils sont là eux.



Je grimace, vexé, et pars m'allonger sous la couette du lit double sans dire un mot et croise les bras derrière ma tête.

Elle contourne le lit, prend le téléphone fixe posé sur la table de chevet et appelle Georg et Fabian afin d'avoir des nouvelles de Fanny et Alison. Un fois assurée que tout se passe pour le mieux, après les avoir remercié, elle raccroche en soufflant, contente d'avoir des amis aussi fins que Georg et Fabian qui ne lui ont posé aucune question sur sa santé, sachant évidemment qu'elle allait très mal, cela s'entend simplement au son de sa voix, éteinte, elle aussi.

Elle soulève les draps du lit et se glisse dedans. Sa main froide se pose sur mon bras et le caresse.
Elle sent que moi aussi je suis mal dans cette situation et tente de m'apaiser, on s'apporte notre soutient mutuellement.
Elle pose sa tête sur mon torse et, lui ayant déjà pardonné sa maladresse vexante, j'encercle son corps glacial contre moi, pour lui apporter ma chaleur d'homme réconfortante.

Sa tête se soulève au rythme de ma respiration mais nous ne dormons pas, et je ne pense pas que l'un de nous parviendra à gagner le sommeil ce soir, ou alors que très légèrement ...


[ ... ]



Les paysages défilent rapidement sous nos yeux, sans qu'on ait le temps de voir avec détail les arbres qui s'alignent à une vitesse vertigineuse, une vitesse de TGV .
Nous sommes dans le train en direction de Paris, bientôt nous enchainerons avec une bonne dizaine de quais de métro.

Lounete a décidé de rentrer à la maison, de s'éloigner du lieu du massacre, de fuir pour tenter d'oublier.
Je la sens de plus en plus mal, pourtant, cet échec date maintenant d'une semaine, mais son état se dégrade et je me sens impuissant. Au final, elle a pleuré seulement le premier jour, après elle a voulu se montrer forte pour ses filles, elle a renforcé sa coquille, elle ne parle plus beaucoup, ne mange plus beaucoup non plus et se défoule dans le ménage ou le sport alors que ses pensées s'envole toujours ailleurs, toujours vers Bill, je le sais bien.

Elle ne l'a pas recontacté depuis, et il ne l'a pas recontacté non plus. Elle pense qu'il lui en veut trop d'être partie, de l'avoir laissé tout seul à l'église alors qu'elle, elle s'est enfuie lâchement.
Je trouve cela stupide, car je pense que Bill ne lui en veut pas et même s'il lui en voulait, il n'est pas idiot, il sait bien tous les malheurs que nous a causés notre mère, il saurait très bien lui pardonner d'être parti s'il l'aime tant, je pense même qu'il est aussi déprimé que ma soeur suite à cet échec qui sonne un peu comme une rupture actuellement puisqu'ils font comme si l'autre n'avait jamais existé, enfin c'est toujours plus facile de comprendre la situation quand on n'est pas concerné autant que le sont Lounete et Bill...


/ Tom /

Maman entre dans notre chambre après avoir frappé, le regard toujours aussi triste depuis cet épisode et elle soupire une fois de plus en se sentant inutile lorsqu'elle remarque que Bill est assis en tailleur sur son lit en train de regarder la télévision tout en se gavant grossièrement de chips au fromage. Il ne fait que ça depuis une semaine, il s'est complètement laissé aller. Il ne se maquille plus, ne prend plus la peine de se doucher, ni d'enlever ses poils qu'il déteste, il ne fait plus attention à sa ligne et cela commence à se voir puisque son ventre légèrement gonflé dépasse de son tee-shirt noir trop court. Pour résumer, il fait une vraie crise d'adolescence à retardement doublé d'une sorte de crise de boulimie.

Ma mère s'avance vers la télé qu'elle éteint, et elle s'accroupit devant mon frère en mettant ses mains sur ses genoux tandis que lui soupire et passe de la position assise à allonger, sans décroiser ses jambes, la tête sur mes genoux, moi-même étant assis en tailleur, adossé au mur. J'en profite pour lui caresser les cheveux tandis que ma mère se résigne à s'assoir à côté de nous afin de pouvoir lui parler dans les yeux.



- Bill, donnes-moi ce paquet de chips s'il te plait, demande-t-elle d'un air las en tendant la main dans sa direction tandis que je soupire, sachant très bien qu'il ne le fera pas.

- Non, répond-t-il catégoriquement en fourrant une énième chips dans sa bouche.

- Bill ça suffit maintenant, comporte toi en adulte ! C'est pas en devant moche et puant qu'elle va revenir ! s'énerve ma mère, à cran de se sentir aussi inutile pour Bill .

Je fais signe de la tête à ma mère pour qu'elle arrête de s'énerver, qu'elle n'en tirera rien de bon de cette manière, mais elle n'en peut plus et depuis le temps qu'elle ne nous a pas eu à la maison, elle ne sait plus vraiment comment agir avec nous.


- Maintenant tu me donnes ça, dit-elle en lui arrachant le paquet de chips, et tu files à la douche tout de suite ! crie-t-elle en pointant la salle de bain du doigt.

- Maman arrêtes, je la préviens en sentant Bill trembler sur moi .


Mais elle ne se calme pas et attrape Bill par le poignet en le tirant vers elle. Il se met à pleurer, chose qu'il n'avait même pas faite après son mariage raté, pendant que ma mère le traine vers la salle de bain. A bout, mon petite frère s'écroule par terre, ma mère renonce, le lâche en passant sa main sur son front, s'en voulant déjà de cette crise de colère qui n'aurait jamais du avoir lieu, et trop coupable, elle sort de la chambre.

Je me lève du lit où j'étais installé, et me dirige vers mon frère. Il est encore allongé sur le sol, la tête dans ses main, il tente d'étouffer ses sanglots. Je m'accroupis près de lui et lui caresse le bras, mais rageusement il le repousse. Je n'en attendais pas moins de lui, il se relève et se met à courir hors de la chambre.
Je soupire une énième fois, me relève en faisant craquer mes articulations et ramasse le paquet de chips vide négligemment jeté par terre par ma mère et le met dans la petite corbeille sous mon bureau.

Je descend les escaliers pour chercher mon frère lorsque j'entends des sanglots étouffés et des bruits de renvoit provenant de la cuisine. J'ouvre la porte de cette dernière et reste ébahi devant le spectacle qui s'offre à mes yeux. Sur la table ronde, un pot de crème fraiche ouvert, un paquet de biscuit au chocolat, un pot de pâte à tartiné, une brique de lait, des pétales de céréales écrasé sur le sol. Ajouté à cela, les bruits de vomissement de mon frère, penché au dessus du lavabo qui me font comprendre qu'en l'espace des cinq minutes où je n'étais pas près de lui, il a dévoré, avalé, ingurgité, toute cette quantité de nourriture, certainement en faisant des mélanges tellement infâmes que je mets ma main devant la bouche afin de ne pas être dans le même état que lui.

Je m'approche , ses sanglots et ses vomissements l'empêchent de respirer correctement, ses yeux sont rouges et gonflés, il panique, et il faut absolument que j'arrive à le calmer avant qu'il ne s'étouffe.
Je me positionne derrière lui de mon bras gauche, j'encercle son corps que je colle à ma hanche et pose ma main sur son ventre qui se tortille tellement fort que je sentirais presque ses intestins grouiller sous mes doigts. De ma main droite j'allume le robinet et fait couler de l'eau pour en passer sur le visage de mon frère. Il ne vomit plus et j'en profite pour lui faire avaler de l'eau que j'avais garder dans ma main pour ne pas qu'il se déshydrate trop après cette violente crise. Malheureusement, chaque chose qu'il avale semble le faire vomir, et de la bile se met maintenant à couler de ses lèvres.

Il se calme légèrement et lève le nez vers la fenêtre. Comprenant que l'odeur de ses régurgitements lui retourne autant l'estomac qu'à moi, j'ouvre la petite fenêtre qui se situe au dessus du lavabo.
La brise s'invite dans notre maison, nous caresse les joues, fait virevolter les petits rideaux blancs et danse avec nos cheveux.

Exténué, le corps de Bill glisse contre le meuble en bois de la cuisine et ses fesses se posent presque délicatement sur le carrelage.
A mon tour je me laisse glisser dans un soupire et m'assois à côté de mon frère.
Je ne bouge pas et laisse quelques minutes s'écouler.
Bien entendu, j'ai envie de le réconforter, je souffre de cette situation, j'ai du mal à me montrer fort et tente tant bien que mal, de puiser mon énergie et ma confiance dans le yoga et divers exercices de relaxation mais j'ai bien peur que cela ne suffise plus face à la détresse qui a envahit le coeur de Bill et et commence peu à peu à envahir le mien. L'impuissance est vraiment l'un des sentiments les plus difficile à dissimuler, à vaincre aussi, car il disparaît seulement grâce à l'aide de la personne à sauver, et quand la personne qu'on veut sauver ne veut pas se faire aider, ce sentiment est encore plus fort.
J'entends que les larmes de Bill se tarissent et sa respiration se faire plus lente, il est en train de s'endormir, il en avait bien besoin.

Je me lève et m'étire dans un soulagement, ma position sur le carrelage commençait à se faire inconfortable.
Je ramasse tous les déchets qui trônent que je mets dans un grand sac poubelle, pris au préalable dans le tiroir sous le micro-ondes.

Je vais refermer la fenêtre pour ne pas attraper froid quand je sens deux bras m'enrouler les jambe.
Je laisse mes lèvres se fendre dans un sourire et me penche pou caresser la joue humide de mon frère tandis que ses lèvres à lui tentent un sourire qui se transforme en rictus.
Ses petits yeux fatigués clignent plusieurs fois alors qu'il se relève pour me serrer dans ses bras.
Son corps devenu un peu rond est chaud, il n'a pas de fièvre, il est comme ça depuis plusieurs jours, une semaine pour être précis, la flamme de l'amour qui l'habitait le ronge, cette flamme qui a encore besoin de celle qui est en Lounete afin de retrouver une intensité normale, non-agitée, pour se consumer tranquillement sans la peur d'être seule sans l'autre moitié de ses braises, et c'est cette flamme qui le brule de l'intérieur.
Ses bras me serrent, je lui embrasse le front et lui murmure comme une promesse :


" - Demain, on part en voyage."

Il hoche la tête en signe d'affirmation, trop perdu pour désapprouver mon idée, et fléchit sur ses genoux pour sauter sans précipitation dans mes bras, ce geste étant une demande silencieuse de le porter jusque dans son lit afin qu'il puisse se reposer davantage que sur le carrelage dur et froid de la cuisine.






/ Bill /

Voilà trois jours que mon frère m'a tiré de ma léthargie en m'emmenant en " voyage " comme il dit, puisqu'on ne peux toujours pas affirmé que mon état se soit grandement arrangé depuis que nous somme partis d'Hambourg. Mis à part le fait que je ne reste plus enfermé toute la journée dans ma chambre à manger, je suis toujours éteint, errant sans grand but particulier, je vois toujours la vie en noir et mon corps ne cesse de brûler, d'hurler sa solitude.
Mon frère m'a fait croire qu'il m'emmenait en voyage pour me faire décompresser, pour m'aérer, mais en fait j'ai bien compris son stratagème, car depuis trois jours, nous nous promenons dans de petites villes qui nous rapprochent de plus en plus de Paris, de plus en plus près de Lounete, et je ne m'y oppose pas, je sais que pour me sentir mieux, il faut que j'aille la voir, lui parler, m'excuser aussi de ne pas avoir réussi à la protéger de sa mère alors que je lui avais pourtant promis, et que j'étais sur le point de concrétiser cette promesse en me mariant avec elle. Mais j'ai échoué, et depuis, j'enchaine les promenades, qui j'espère me feront perdre ce ventre rond qui s'est installé sans que je ne le vois venir et qui tire sur mes vêtements moulant, et je termine ma journée par une séance de yoga avec Tom.
Si cette technique de relaxation a marché avec lui, j'ai bien peur qu'elle ne m'apporte pas la paix intérieur que lui a réussi à trouver. Enfin dire que Tom l'a trouvé est un bien grand mot, disons qu'il va beaucoup mieux tant qu'on est loin de Paris et que le yoga l'aide à surmonter ses angoisses mais il ne faut pas non plus exagérer, il ne se remettra jamais vraiment de son enlèvement qui lui a tout de même causé un grand traumatisme allant jusqu'au séjour dans un hôpital psychiatrique, et ça, même toutes les meilleurs volontés du monde, rien n'effacera cette partie de sa vie.
On vit tous avec un poids lourd sur le coeur, Tom son enlèvement, Georg et Fabian les insultes homophobes à supporter, Gustav sa solitude, Maman ses violentes disputes avec papa avant qu'ils ne se séparent, Quentin sa fuite de plusieurs années, Lounete son viol et moi l'échec ne n'avoir pas pu mener mon groupe jusqu'au bout, jusqu'à ses dernières ressources, peut-être aurions-nous pu remplir les oreilles de l'Amérique avec nos musiques si j'avais tout donné pour, mais ce n'est pas le cas, et cela fait parti de nos souvenirs, mauvais certes, mais il y en a aussi des bons, la vie ne peut pas être toute rose, la nature nous met à l'épreuve chaque jour et il faut toujours faire de son mieux, les échecs nous aident à avancer, nous nous relevons tous un jour.

Mes pas rapides et déterminés m'emmènent enfin devant cette maison que je connais tant, mon portable se met à vibrer, signe que je reçois un message que je lis tout en marchant :


" ça va bien se passer, bon courage p'tit frère ! "

A ces mots, mon coeur se gonfle encore plus de courage, courage que Tom m'insuffle chaque jour un peu plus et qui me fait comprendre qu'au moins je n'aurais pas de regret, j'aurais tout essayer.
Plus je me rapproche de cette maison, plus ce courage grandit, plus mes souvenirs se bousculent dans ma tête et me rapelle ce pourquoi je suis là, celle pour qui je suis là .
Je me souviens avoir passé de si bon moment avec elle, même quand nous nous connaissions à peine, je frissonnais au moindre de ses contact tout comme elle lors de notre première journée ensemble dans cette près de la piscine.


"
Gustav, Georg, Tom et moi étions en train de nous mettre en maillot de bain, j'étais prêt légèrement avant eux et j'étais parti dans le jardin afin de voir si Lounete était déjà au bord de la piscine. Arrivé dehors, je l'avais vu en bikini, en train de se battre tant bien que mal avec la bâche. J'avais souris et m'étais placé derrière elle sans qu'elle ne me vis je lui avait demandé :

- Tu as besoin d'aide ?

Ne m'ayant pas vu elle avait sursauté et je m'étais senti ridicule en m'entendant dire avec un sourire gêné :

- Je t'ai fais peur ?

- Un peu... Je ne t'avais pas entendue arriver, m'avait-elle répondu en frissonnant au contact de mon torse nu contre son bras "


Sans oublier la première fois où nous avons dormi ensemble :

" Après l'après-midi piscine qui s'était plutôt mal déroulée pour Lounete puisqu'elle avait été assommée par Tom qui lui était tombée dessus, elle nous avait proposé de dormir chez elle. Nous avions acceptés avec joie, content de pouvoir prolonger la bonne journée passée à ses côtés. Mais arrivés devant la porte de son appartement, elle s'était arrêtée subitement en disant :

- Je viens de penser que je n'avais que 2 lits double !

- Euh...bah... Gus et moi on en prend un ,Bill et toi l'autre et Tom dormira par terre ! avait répondu Georg.

- Oui parce que Tom est tombé le 1er ! renchérit Gustav

- Nan en fait c'est bon Tom dormira avec son frère et moi j'irai dons le canapé du salon, elle avait reprit.

- Non ! c'est à moi de dormir dans le canapé ! c'est mon gage !

- Bon bah ...Bill si ça te dérange pas on fait comme ça ... elle m'avait demandé en rougissant.

Et j'avais répondu qu'il n'y avait aucun problème, enchanté à l'idée de passer une nuit près d'elle, tout en espérant que d'autres suivraient. "



Ni la première fois où je lui ai avoué mes sentiments :

"

Renversée par une voiture, Lounete avait été emmenée en urgence à l'hopital et j'avais resentit un vide immense ce jour-ci, bien que je ne la connaissait pas depuis si longtemps que cela, une complicité c'était installée entre nous et j'avais l'impression de perdre tellement d'un seul coup. J'étais venu comme la veille, lui rendre visite dans sa chambre blanche et lui avait déposé un baiser sur le front en lui disant :

- Coucou ma Lounete,aujourd'hui on a chanté "ich brech aus" ,c'est une message pour te dire qu'on se bat nous aussi avec toi.
D'ailleurs Tom,Gustav et Georg m'ont dit de te dire qu'ils pensaient fort à toi....



Il n'y avait aucun bruit dans la chambre mis à part celui du cardiogramme et j'avais peur que d'un coup il fasse un bip assourdissant, lancinant qui sonnerai la fin de sa vie .Dans le couloir,il n'y avait personne.J'avais alors décidé de lui avouer mes sentiments même si je ne savait pas si elle les entendrai ou pas.Je lui avais pris la main et la lui avais sérée très fort en disant :

-Lounete ,Je t'aime...


A ce moment là j'avais entendu le cardiogramme accéléré tout doucement et, comme dans un film à l'eau de rose, j'avais senti la main de Lounete se refermer sur la mienne . J'avais posé un regard ému et protecteur sur son visage qui sortait d'un long sommeil. Mon autre main s'était posée près de sa hanche.Elle m'avait regardé et avait prononcé des mots à peine audible mais que j'avais quand même compris car ils venaient du coeur :

- Je t'aime aussi Bill .. "


Cet épisode de ma vie, que j'avais tendance à oublier trop facilement, me rapelle que personne n'est invincible, qu'on peut tout perdre rapidement, sans rien pouvoir y faire, qu'il ne s'agit pas de pleurer sur son sort après en se disant qu'on n'aurait pas du attendre pour avouer telle ou telle chose, et c'est pour cela qu'il faut vivre la vie pleinement, cela n'enlève pas la peine que l'on ressent dans des moments comme cela, mais au moins, aucun regret ne sera là pour nous ronger, et on pourra dire qu'on en a bien profité.
J'accélère alors le pas et arrive rapidement devant sa porte, et je frappe déterminé contre le bois dur qui me sépare d'une grande explication avec la femme que j'aime .



/ Externe /


- Alors Bill, ça s'est passé comment ? demande Tom depuis la cuisine en entendant son frère rentrer.

- J'ai faim, répond l'intéréssé en entrant dans la même pièce que son jumeau.




Tom ne peut s'empêcher de faire une grimace à l'entente de cette phrase si courte mais qui veut dire tant de chose, celle qui signifie que Bill va retomber, dans un futur iminent, dans une nouvelle phase de crise, car cette phrase signifie juste :" mal ".
Le dréadé tire la petite chaise en bois sur le carrelage et l'ammène sous ses fesses pour s'assoir dessus, de manière à se retrouver face à Bill, ce-dernier étant accoudé sur la vieille table ronde tout en essayant d'éplucher une clémentine, en vain, l'esprit trop embrouillé. Néanmoins, son visage ne laisse paraitre aucune trace de tristesse, ni même de peine ou encore de détresse aux yeux du blond. Une petite pointe de déception peut-être.





- Bon, tu me racontes ? Questionne-t-il en prenant le fruit des mains de son frère afin de l'éplucher à sa palce.
- Il n'y a pas grand chose à dire tu sais .

- Dis quand même, insiste Tom.

- Bien, répond l'androgyne en récupérant sa clémentine épluchée et en laissant une moitié à son jumeau, elle n'était pas là.

- Hein ? Comment ça pas là ?

- Bah pas là, absente quoi, elle était pas chez elle.


Tom reste un moment la bouche ouverte, faisant tomber de manière élégante un quartier de sa clémentine qu'il avait commencé à mâcher. Il s'était imaginé toutes sortes de scénarios, que Lounete ne lui réponde pas, qu'elle n'ouvre pas, qu'elle ne veuille pas le voir, ou plus positivement qu'elle lui saute au cou les larmes aux yeux en lui avouant qu'il lui avait manqué, mais qu'elle ne soit pas là, ni l'un ni l'autre ne l'avait envisagé.
Le blond remit machinalement son morceau fugueur dans sa bouche tandis que Bill mangeait tranquillement le sien, sans un regard pour son frère, calme, bien trop calme pour une situation pareil pense Tom.




- Ah, il commence à tomber des gouttes, dit le brun en entendant le bruit caractéristique de la pluie martelant les carreaux.

- Mais, qu'est ce que t'as fait alors, t'es resté dehors pendant deux heures ?! Et Lounete, elle était où ?

- Je ne sais pas où elle était, Quentin m'a dit qu'elle était partie chez une amie et qu'il ne savait pas quand elle rentrerait.

- Et il va bien ? Et elle ? coupe Tom avant que Bill n'ait eu le temps de terminer ses explications.

- Ils vont bien, je suppose, tu sais, j'ai pas trop parlé à Quentin, je crois qu'il ne m'aime pas trop, répond l'androgyne toujours aussi imperturbable, non en fait, je pense juste qu'il n'aime pas trop tous les mecs qui approchent de sa petite soeur. Du coup, j'ai passé ces deux dernières heures avec fanny et alison, je crois qu'elles étaient contentes de me revoir, elles nous ressemblent quand on étaient petits je trouve, enfin de ce que je me souviens de quand on étaient tout petits, elles ont les même petites manies de jumeaux que nous, tu sais ?



- Une autre clémentine ? Reprend-il en voyant que Tom ne réagissait pas. Il prend le silence de son frère pour un oui et commence à éplucher un deuxième fruit, imitant la technique du blond afin de percer sa peau sèche.



Comme précedemment, l'androgyne dépose la moitié de son casse-croute devant Tom et commence à manger le sien, recrachant de temps en temps quelques pépins le gênant dans sa dégustation.
Si Tom ne parvenait pas à comprendre le comportement de son double à ce moment précis, il en était de même pour Bill. Bien qu'ils n'aient aucune idée de comment fallait-il réagir dans un cas pareil, ils savaient que ce n'était certainement pas de cette manière là, Bill était bien trop calme et au contraire, Tom bien trop ahuri.
Soudain, sans crier garde, Tom se lève précipitament, faisant frotter la chaise sur le carrelage dans un bruit sec. Son frère surpris mais surtout curieux de savoir quelle mouche avait piqué son frère pour que celui-ci brise si brusquement le silence qui commençait à s'installer. Bill pensa, que si le silence pouvait parler, il dirait surement à Tom de ne pas le couper si hâtivement alors qu'il avait tout à fait sa place dans un moment comme cela. Mais Bill était raisonné et se dit bien vite que cette reflexion qu'il s'était faite était idiote. Cette histoire le rendait idiot.




- Mais, mais Bill mais ça te fais rien ou quoi ?! Réagis merde, dis quelque chose ! J'ai l'impression que ça te fais rien ! Je ne peux pas croire ça, tu avais mis tellement d'espoir dans ces retrouvailles ! Dit Tom d'une traite en frappant du poing sur la table, plus d'incompréhension que de colère.

- Et arrête avec cette clémentine ! Reprend le blond en arrachant le fruit des mains de son frère.

- Non, tu as raison cela ne me fait pas " rien ", comme tu dis, répond calmement Bill, seulement je ne vois pas l'utilité de pleurer sur mon sort, j'y retournerais demain, voilà tout.


Sur ce, Bill sort de la petite pièce d'un pas assuré, la tête haute, dédaignant presque son frère jumeau, qui lui reste sonné de la scène qui vient de se passer.. Vraiment, rien ne se passait comme prévu depuis un certain temps, ce qui ammena Tom à se demander justement depuis quand cela durait, depuis quand le chemin de sa vie était fait d'autant de virages ? Après quelques minutes de reflexion, de plongée dans la passé, le blond vint à la conclusion que les changements sont venus à partir du moment où sa notoriété a commencé, au début de Tokio Hotel.
Sortit lui aussi de la cuisine et désormais allongé sur son lit, le blond se dit que finalement la fin du groupe a vraiment du bon, que tout allait rentrer dans l'ordre petit à petit maintenant que l'on commençait tout juste à les oublier, maintenant que la plupart des fans avaient céssées de croire au retour de leurs idoles, ils allaient enfin pouvoir respirer.
Tom s'endort tranquillement sur cette douce pensée qui a eu l'effet d'estomper sa stuper de tout l'heure.

Mais ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il n'est pas allé assez loin dans son raisonnement, et que la raison de tous ces changements ne vient pas du succès de leur groupe de rock, pour comprendre, il faut remonter un tout petit peu avant, dès la création de Devilish, car c'est à cet instant qu'ils ont, Bill, Gustav, Georg et lui-même, commencé à bosser vraiment sur la musique, à travailler tellement dur pour percer,qu'ils en ont vite délaissé le reste. Non pas l'école, mais leur famille, leur Maman. Car oui, ces quatre garçons dans le vent, ont beaucoup moins vu leur mère qu'avant, elle n'était plus à leur côté, elle n'était plus là pour leur faire un chocolat chaud quand cela n'allait pas. Elle était là bien sûr, dans leur esprit, mais cela ne suffit pas.
Tout le monde connaît se changement dès lors que l'on quitte le cocon familial, car on a tous besoin d'une maman, qu'on soit jeune ou pas, à tout âge, même Lounete, car, aussi horrible qu'elle a pu être, Sophie restera toujours sa mère, et tout au fond d'elle, elle l'aimera toujours et réciproquement, malgré tout.

[ * * * ]

De son côté, Lounete ne se sentait pas bien. Il était à présent 01h 00 passée, et elle tremblait dans son lit. Elle hésitait entre pleurer de déception et rire jaune sous l'ironie du sort, peut-être pourrait-elle faire les deux, mais elle ne fait rien et se contente de se tourner et de se retourner dans son lit.
Elle avait trop chaud, ou peut-être trop froid, elle était perdu ou peut-être venait-elle de se retrouver, de le retrouver, indirectement. Elle écoutait la pluie battante frapper sans relâche contre ses volets, et elle sentait toute la violence de ces gouttes assasines lui piquer la peau.
Cela faisait sept heures, sept longues heures qu'elle était revenue de chez Mégan, sans se douter de ce qui l'attendait une fois qu'elle serait rentrée chez elle.

En effet, ses filles regardaient un dessin animé, assises tranquillement à côté de Quentin qui jouait pleinement son rôle de tonton.
Jusque là, rien d'anormal.
A peine avait-elle franchie le pas de la porte, que l'attention de Fanny et Alison s'était détaché du charmant petit ourson au t-shirt rouge qui occupait l'écran, et elles s'étaient précipitées sur leur mère, en parlant en même temps avec une vitesse incroyable ce qui obligea Lounete à leur faire répéter plus calmement.




- C'est papa, maman, il est rentré ! avait dit joyeusement Fanny

- Bill ? Il est où ? avait demandé Lounete ayant du mal à y croire.

- Il est parti mais ...

-On a demandé où il était avant, avait reprit Alison en tendant un petit bout de papier qu'elle avait coincé entre son ventre et son pantalon à sa mère, il est là.


Et maintenant, Lounete ne cessait de serrer ce petit bout de papier, qui la tenait près de bill, contre son coeur, si bien que l'adresse inscrite n'était plus visible, mais ce n'était pas si grave que cela, elle la connaissait maintenant sur le bout des doigts, à force de l'avoir lu et relu toute la soirée, l'adresse était imprimée en elle.
Seule dans son lit double, sentant plus que jamais que la place à côté d'elle était réservée à Bill et qu'il devrait y être en se moment, elle se posait des questions.
Elle se demandait notamment pourquoi son mari, car elle le considéait comme tel, ne l'avait pas attendu toute la soirée, pourquoi est-ce qu'il ne l'avait pas appelé pour lui dire qu'il viendrait, pourquoi n'avait-il pas laissé un mot à son égard en plus de son adresse, car même si elle redoutait un tant soit peu la confrontation avec Bill, elle espérait profondément qu'il ait fait tout cela, mais ce n'était pas le cas.
Au fond d'elle, elle essayait de trouver de la deception enevrs Bill, mais elle n'y arrivait pas. Tout ce qu'elle réussi à trouver, c'était de la honte, de la deception, et tout un tas d'autres sentiments mauvais, mais envers elle. Après tout, pourquoi chercher à remettre la faute sur Bill ? Pour se soulager, pour se sentir plus propre, sans rien n'avoir à se reprocher ? Parce qu'il y a bien une chose dont elle était sûre, c'est que son mari faisait toujours tout pour la satisfaire, c'était toujours lui qui faisait le premier pas après une dispute, toujours lui qui cherchait à recoller les morceau. Elle savait qu'au pire il tenait beaucoup à elle et qu'au mieux, il l'aimait comme un fou. Et elle dans tout ça ?
Elle savait que vivre sans Bill ne rimait à rien, elle avait trouvé un équilibre avec lui, ils avaient réussi à lutter contre tellement de chose ensemble, des choses que seule elle n'aurait jamais pû supporter. Son androgyne, son mari, sa flamme, son bonheur, était tout pour elle, il n'y avait pas de mot pour qualifier ce qu'elle ressentait pour lui, dire qu'il était son âme-soeur aurait été trop peu. Amoureuse, elle l'a été avant de le connaître, plusieurs fois même, mais de cette manière jamais, et comme Lounete est comme tout les humains, dès qu'elle trouve une parcelle de bonheur et d'amour aussi puissant, elle s'y accroche sans relâche égoïstement parfois, ou plutôt, c'est ce qu'elle devait faire, s'y accrocher jusqu'à en perdre le souffle, jusqu'à en perdre la vie, elle le devait pour se sauver, pour sauver sa famille, et inconsciemment, pour sauver Bill aussi.
Oui, Bill fait toujours le premier pas se disait-elle, et il est temps que ça change, il est temps que je fasse le deuxième.

Lounete tire un grand coup sur ses draps de manière à les faire tomber au pied du lit. Elle ouvre rapidement son armoire pour troquer son short et débardeur qui lui servit de pyjama contre une robe rouge, car c'était la première chose qui lui était tombée sous la main, bien qu'elle sache qu'il pleuvait des cordes dehors, elle s'en fichait pas mal.
Et c'est donc sans s'en rendre compte, qu'elle enfile la robe ouge que Gustav lui avait offert lorsqu'elle était sortie du coma, lorsque Bill lui avait déclarer son amour. C'était la tenue dans laquelle tout avait commencé réellement, et dans laquelle tout recommencerait.
Elle sort de sa chambre pour aller dans la voisine, celle de son frère. Ce dernier est profondement endormi et ne l'entend pas rentrer, Lounete s'approche de lui, se penche sur son visage et embrasse ses lèvres, comme elle le faisait petite afin de se donner du courage. Quentin ne se réveille pas à ce contact, mais un début de sourire vient fendre sa bouche, et inconsciemment celle de sa soeur.
Puis, toujours à pas de loup, elle entre dans la chambre de ses filles et vient leur baiser le front et les reborder afin qu'elles n'attrapent pas froid.
Mais alors qu'elle allait sortir, Fanny se réveille doucement et demande la voix pleine de sommeil :


- Maman ? Tu vas où ?

- Chercher papa.

La petite sourit et se rendort aussitôt.
Lounete prend le soin d'écrire un petit mot sur un post-il jaune qu'elle colle sur le frigo afin de prévenir Quentin de l'endroit où elle se rendait.
Ensuite, elle ouvre la petite boit pendue près de la porte et y attrape ses clef de voiture.
Elle traverse le salon afin de gagner la porte d'entrée, et s'arrête un instant devant son chat, Chausson, qui dort, confortablement installé sur son coussin en fil d'or que lui avait offert Bill lorsque grâce à ce félin de canapé, ils avaient retrouvé Tom torturé, dans le restaurant Désolation.

Elle passe la porte de la maison qu'elle referme à clef après avoir enfilé ses chaussures et court à sa voiture, garée dans l'allée, essayant de passer à travers les gouttes tout en se protégeant la tête de ses bras.
Enfin installée derrière son volant, elle souffle un coup et remet ses cheveux en place pour se redonner un peu de contenance. Elle prend son gps tom-tom go - encore un signe se dit-elle - posé sur le siège passager et y entre l'itinéraire à suivre.
Elle allume son poste de radio en mettant le volume assez bas pour pouvoir entendre la voix du gps, et laisse Wish you were here d'incubus la détendre avant de démarrer.

Après diverses petites rues noires, non-éclairées par les hauts lampadaires, elle longe un long champ de blef, fraichement labouré et se gare enfin devant une petite maison en pierre, semblant être, d'après les autres maisons voisines jumelles à celle qui se tient face à elle, un gîte.

Sans réfléchir une seconde de plus, de peur de douter et de reculer si justement elle le faisait, Lounete sort rapidement de sa voiture en prenant tout de même la peine de la fermer à clef et se rue devant la porte.
Son poing s'apprête à frapper doucement la porte marron, mais s'arrête à mi-chemin.
Lounete vient de se rappeler de la frayeur de Tom envers la nuit, depuis son enlèvement, de sa peur que tout recommence un nouvelle fois, et bien qu'il aille mieux maintenant, elle ne vaut pas risquer de l'effrayer et de recréer cette panique dévorante dans l'esprit de son ami.
Elle réfléchit rapidement à la meilleur solution pour prévenir Bill de sa présence ici, et après avoir décréter que frapper au volet sans savoir où Bill dormait était un risque de plus pour Tom, elle retourne à sa voiture et attrape son portable posé sur la tableau de bord.
Elle ne prend pas la peine de se réinstaller dans son véhicule pour téléphoner et se rapproche à nouveau de la maison, espérant ainsi bêtement que Bill l'entendrait mieux depuis qon portable que si elle était restée dans voiture.
La pluie continue de lui frapper son visage sans ménagement, et c'est les doigts trempés et les mains tremblantes qu'elle essait de composer le numéro de son mari.
Au bout de trois essais, des tonalités reviennent enfin jusqu'à ses oreilles.
6 Tonalités. Bip. Vous êtes bien sur le répondeur de Bill, je suis pour le moment en train de faire une tournée, ou de la payer, je vous rappellerais si je ne suis pas trop fatigué ou bourré . Bip.
Allez, Bill répond.


[ * * * ]

Il ouvre péniblement ses yeux pleins de sommeil et se retourne dans son lit. Il se souviens qu'il dormait bien, il commençait même à rêver, mais pour un raison quelconque, quelque chose l'a poussé à se réveiller, une sorte de présentiement. Par réflexe, il se tourne vers la porte pour voir si quelqu'un est entré, puis, constatant que ce n'est pas le cas, il se retourne vers la fenêtre, il est vrai que Bill s'endort toujours plus facilement du côté droit.
Il referme les yeux, mais le bruit caractéristique d'un portable qui vibre sur un meuble en bois lui fait faire le chemin inverse. Il regarde l'objet lumineux tourner sur la table mais décide de ne pas répondre, qui pourrait bien l'appeler au beau milieu de la nuit à part quelqu'un de cinglé ?
Il met sa couette par dessus sa tête afin de ne plus entendre ce bruit assez désagréable et soupire de contentement quand il voit qu'il s'arrete.
Soupir qui se transforme vite en grognement quand il entend qu'il sonne de plus belle.
En rechignant, il décide d'attraper son portable et de regarder qui l'appelle : " Appelant Inconnu ".
Le brun prononce toute une panoplie de nom d'oiseau en essayant d'étouffer dans son oreiller cet assourdissant vrombissement.
Malheureusement pour ses tympans, la personne qui essait de le joindre de semble pas être prête de lâcher l'affaire et il se décide enfin à répondre, d'une voix sèche qui montre bien son énervement, certes, mais il répond tout de même :


- Allô ?

- Bill, c'est moi, prononce Lounete après un temps, refroidi par l'acceuil de Bill, ne sachant pas qu'elle l'appelait en numéro caché.

- Lounete ?! Qu'est ce qu'il y a ? Il t'es arrivé quelque chose de grave ? ça ne va pas ? t'es où? Tu veux que je vienne ?

- Bill, je suis devant la porte.

- Devant la porte . Quelle porte ? demande l'androgyne en commençant à se sortir des draps.

- Celle de chez toi, celle du gîte.

- J'arrive tout de suite, ne bouge pas !


Il jette violemment le reste de sa couette à ses pieds, enfile rapidement ses claquettes et se rue instinctivement devant la chambre de Tom.
Il le secoue énergiquement en disant son nom pour qu'il ouvre enfin les yeux, une fois chose faite, le brun attend quelques secondes afin qu'il puisse assimiler clairement ce qu'il lui dit et pour ne pas qu'il se croit en plein rêve.


- Bill ? Qu'est ce qu'il se passe ?

- Lounete est là !

- Là dans la chambre ? demande-t-il surpris

- Mais non, elle est là à la porte, je voulais juste te prévenir que j'allais la chercher.

- Tu restes ici avec elle ce soir ?

- Oui je pense, je t'ai prévenu pour pas que tu t'inquiétes du bruit, je te laisse te rendormir.

- Bon courage Bill.

- Merci, dit-il en embrassant délicatement la joue de son frère.


Tout aussi rapidement, l'androgyne quitte la pièce sans même remarquer qu'il venait de trébucher contre une chaussure de son jumeau. Le gîte étant petit, il ne met pas longtemps à atteindre la porte d'entrée et encore moins à serrer et baisser sa poignée fermement, celle-ci étant difficile à pousser.
C'est soudainement qu'il se retrouve dehors, sous la pluie incessante, portant seulement un boxer et un T-shirt à son frère - il se dit que jamais il n'avait été aussi content que les t-shirt de son frère fasse robe et le recouvre jusqu'au genoux - et cherchant Lounete des yeux.
Et elle est là, juste près du chêne centenaire, s'abritant, en vain, de la pluie.
Ils se regardent, elle est trempée de la tête aux pieds depuis au moins dix minutes et Bill commence tout juste à l'être.
D'un commun accord silencieux, ils avancent l'un vers l'autre, d'abord doucement puis d'un pas préssé.
Arrivé l'un en face de l'autre, ils se regardent un tiers de secondes, faisant passer tout un tas de messages dans leurs prunelles, puis, de façon synchronisée, ils se serrent dans leur bras,à en étouffer, mais ni l'un ni l'autre ressentant cet étouffement, au contraire, ils avaient l'impression que jamais ils avaient si bien respiré.
Bien qu'étant sous la pluie battante, Lounete se sentait de plus en plus réchauffée quant à Bill, il lui semblait que sa chaleur corporelle commençait enfin à descendre.
Ils se serrent si fort qu'ils en oublient la pluie, ils décompressent tellement, ils oublient si vite l'angoisse accumulée ces dernières semaines, que leurs muscles se détendent, si bien que Lounete en laisse tomber, sans s'en rendre compte, son portable dans l'herbe humide, ils sont si bien qu'ils en oublieraient presque ce pourquoi ils se revoient : l'explication.
Malheureusement ou Heureusement pour eux, en violent éclair perce les nuage et un bruit sourd le suit de près, ramenant le couple à la réalité et les faisant courir à l'intérieur à l'abri.

Une fois à l'intérieur, les deux étouffent des sourires nerveux, troublé parce qu'ils venaient de faire, bien que ça ne soit pas grand chose, ni l'un ni l'autre ne s'attendait à cela, ils avaient un peu peur maintenant de savoir qu'un un instant, juste en se regardant, ils pouvaient oublier toutes leurs résolutions, aussi bonnes soient-elle.
S'en suit tout un passage de silence, pas un silence embarrassant, le même silence que celui des amants qui se retrouvent nus, l'un en face de l'autre pour la première fois.
Mais encore une fois, Bill fait le premier pas et dit à Lounete :



- Viens, on ferait mieux d'aller se sécher avant de tomber malade.


Lounete acquiesse et ils partent tous les deux, pas mains dans la main, mais presque, dans la salle de bain.
Une fois cette pièce étroite éclairée, le couple met un petit temps à s'habituer à la lumière, puis entre en même, manquant de se coincer dans l'entrebaillement de la porte, cette mésaventure qui tir un sourire amusé sur les lèvres des deux jeunes.
Bill se racle la gorge et tend une serviette à Lounete avec le peignoir de Tom puis prend le sien ainsi qu'une serviette.
Par politesse et respect, ni l'un ni l'autre ne se regardent une fois que leur corps se retrouve couvert uniquement de sous-vêtement, et poutant, ce n'est pas comme s'il ne s'était jamais vu nus, mais ils retrouvaient en ce moment même, la pudeur des premiers instants.
Lorsque Bill se baisse pour se sécher les jambes, ses fesse creuses entre en contact avec celle muclées de Lounete, tout deux ont le reflexe de se reculer instentannément et de rougir ans pour autant s'en rendre compte.
Un fois que Bill est sec, il se retourne vers Lounete qui a, elle aussi, déjà enfilé son peignoir. Le brun lui prend délicatement sa serviette des main et la porte aux cheveux de sa dulcinée afin de lui prodiguer un massage cranien relaxant, faisant passer les plus posible d'amour dans cet acte. Amour qui parvient sans mal au coeur de Lounete qui se relaxe et soupire d'aise.
Pour finir, Bill éffleure tendrement le cou de Lounete avec ses lèvres avant de gémir à son tour.
Lounete se retourne et caresse lajoue de son mari en souriant, sourire qui devient vite communicatif, et c'est dans cette position qui le brun emmène Lounete dans sa chambre de séjour.

La brune s'assoit sur le bord du lit défait et son mari, après s'installe à ses côté, le silence devient de nouveau maitre des lieux avant que Bill recommence à parler :



- Je... Tu commences ou je commence ? Questionne-t-il se sentant déjà prêt à recevoir les reproches de sa femme au visage.

- Tu commence, répond timidement la jeune fille.

- Finalement je crois que je préfererais l'inverse, rit Bill installant derechef un court silence

- Je m'en veux, pardon, disent-ils en même temps.

- Quoi ? repètent-ils en choeur.

- Bon très bien, je vais commencer, décrète Lounete.

- Je sais que ce n'est pas une excuse, je n'essaie pas de m'appitoyer sur mon sort, mais je me suis détestée après la... cérémonie, reprend-t-elle, je... tu sais je déteste tout ces gens, je critique sans cesse leur manque de franchise, leur manque de courage, leur hypocrisie, et...ce jour-là, j'ai été encore pire que j'ai... j'ai été d'une lâcheté incroyable, je t'ai laissé tout seul, je t'ai laissé assumer tout seul alors que tu n'y étais pour rien et que tu n'avais en aucun cas à supporter ça plus que moi ... Mais je suis partie, je t'ai laissé, j'ai laissé mon père, le prêtre et tous ces invités, ça aurait du être le plus beau jour de ma vie et par ma faute, ça a été un vrai cauchemar, je m'en veux tellement pour ça... finit-elle en regardant Bill droit dans les yeux, lui qui ne l'avait pas interrompu pendant ce discours, ce silence qu'elle croit sentir lourd de reproche.

- J'ai du mal à comprendre ton raisonnement là ... Tu t'excuse pour quoi en fait, tu me demande de t'excuser d'être partie ? Tu me demande te t'excuser pour ne pas avoir sur assumer ?

- Oui, même si je sais que c'est difficile, j'aimerais vraiment que tu me pardonnes...

- Ben ça alors, j'aurais jamais pû penser que tu me dirais cela ! dit le brun surpris.

- Tu ne veux pas me pardonner, tu veux que je te laisse encore un peu de temps ?

- Mais pour avoir envie de te pardonner, il faudrait au moins que je t'en veuille ! s'exclame-t-il.

- Tu, Tu ne m'en veux pas ? questionne Lounete hébétée.

- Bien sûr que non, je m'en veux à moi, moi aussi je me suis détesté de ne pas avoir su te retenir, j'allais promettre devant Dieu de t'apporter de la protection, de l'amour, et au lieu de ça, jete laisse partir sans te suivre, je te laisse toute seule affronter une fois de plus les foudres de ta mère ! Et toi, tu veux que je te pardonne quoi ? D'avoir eu peur de ta mère? Je crois qu'on en a tous eu peur ce jour-là et qu'on a tous été tellement surpris qu'on a eu des réactions, toi la fuite, moi l'impassabilité, ton père la colère, ... Ne crois pas avoir gâché cette journée, tu sais bien que les plus beaux jours de ma vie son en ta compagnie.

Une fois de plus, Bill a dit tous les mots que Lounete souhaitait entendre, et cette-dernière se dit à cet instant précis, que ce beau brun était vraiment l'homme avec qui elle voulait vivre sa vie, ses joies, ses peines, elle voulait vraiment partager sa vie avec lui, avec ce Bill parfois égoïste, perfectionniste, ambitieux, curieux, pessimiste, drôle, bordélique, ... mais surtout ce Bill amoureux qui la rendait si heureuse, et qu'elle rendait si heureux, cette Lounete pour qui il avait arrêté l'aventure Tokio Hotel, pour qui il avait revu ses principe et eu des enfants, cette Lounete parfois lâche, déterminée, tétue, irascible, ...et qu'il aimerait, il en était certain, jusqu'à la fin de ses jours.
Inconsciemment, les deux amoureux se sont allongés sur le lit, l'un en face de l'autre, et ne cesse de se regarder, de combler le manque de l'autre qu'ils ont ressenti ces derniers jours. Lounete a maintenant de nouveau une chaleur corporelle normale, tout comme Bill. Le ventre de ce-dernier lui semblait aussi tout à coup moins rond, et il prend du plaisir à se coller contre sa femme, à se caresser par dessus leurs peignoirs, à s'admirer, à s'aimer comme aux premiers jours, à être serein tout simplement.


- Dis moi Bill, chuchote Lounete, de peur de briser cet instant de retrouvaille.

- Hum ?

- Est-ce qu'on pourra quand même faire notre lune de miel ? demande-t-elle timidement.

- Je te retrouve bien là ! rit Bill de bon coeur, évidemment, tu sais que je ne peux rien, ou presque, te refuser, reprend sérieusement le brun.


Et pour la première fois de la soirée, les lèvres de Lounete viennent se connecter délicatement à celles de son mari, qui ne se le refait pas dire deux fois, et qui se colle encore plus à elle, il la serre dans ses bras et a plus que jamais l'impression de ne faire qu'un avec cette petite brune qu'il avait rencontré un 23 du mois, dans un fast-food parisien.














L'épilogue de cette histoire pourrait être << Il vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants >>, mais ce serait vous mentir. La vie n'est pas un conte de fée, et encore moins un monde de bisounours, tout ne se finit pas toujours bien, tout n'a pas une fin, l'éternité existera, tant qu'il y aura des gens pour y croire.
Mais pour l'atteindre, il faut un peu de courage, beaucoup de patience et iffiniement d'amour.
Bien entendu le chemin de chaque individu est semé d'embûche, Lounete et Bill en connaitront encore beaucoup, ils n'ont pas vécus autant de bonheur,ni autant de malheur, pour s'arrêter en si bon chemin, vous ne pensez pas ? Mais ils y arriveront, ensemble, en se donnant la main, l'amour et l'amitié forme une belle famille recomposée, certains se perdront peut-être en chemin, mais il y aura toujours quelqu'un pour ramener la brebis égarée au troupeau, au troupeau d'amis, au troupeau de l'amour.
N'êtes-vous pas sereins vous aussi pour leurs avenirs? Evidemment, ils deviendront vieux et tout fripés, évidemment ils souffriront peut-être d'arthroses, de rhumatismes, après tout ils ne sont qu'humains, n'est-ce pas ?
Mais jusqu'au bout ils seront heureux, car ne trouvez-vous pas que Bill, Lounete, Tom, Georg, Fabian, Gustav, Quentin, Pascal, Fanny et Alison forment la plus belle chaine de l'amitié que vous n'ayez jamais vu ?





















ETERNi ;)


chapitre 141

# Posté le mardi 21 avril 2009 16:09

Modifié le mardi 21 juillet 2009 14:48

Remerciements

Bonjour à tous !
Oui, depuis le temps que je sais que je n'ai que des lectrices, je m'obstine toujours à mettre " tous " à la place de " toutes ", qui sait, peut-être qu'un jour cela fera venir la gente masculine sur ce blog ^^ .

Voilà j'en viens à écrire cet article, car comme vous avez pu le constater, j'ai posté le dernier chapitre.
J'ai préféré mettre " éternité " à la fin du chapitre, car je ne peux pas me dire que cette histoire est finie, elle ne peut pas se terminer, pas après plus de deux ans de vécus !
Vous avez fait vivre mes personnages, et j'aurais vraiment du mal à me dire que c'est terminé, ce serait comme les tuer ! Alors je préfère me dire que mes enfants ont grandis, et qu'ils ont pris leur envol, ils ont quitté le cocon familial :)

Je ne saurais résumer en quelques mots tout ce que cette hsitoire m'a apporté, ni ce que le groupe m'a donné comme force pour écrire ces 141 chapitre, j'ai grandi grâce à elle, en quelques sortes, mais surtout grâce à vous.
Vous, lecteurs qui êtes venus lire parfois du début à la fin, parfois que le début, ceux qui ont été fidèle ces deux ans, ceux qui ont mis des commentaires sur chaque article, ceux qui en ont mis que de temps en temps, ceux qui sont venus et qui n'en n'ont jamais mis, bref, grâce à vous tous, j'ai eu le courage d'arriver jusque là, j'ai eu le soutient dont j'avais besoin à chaque fois pour continuer, j'ai eu de la reconnaissance pour le travail que j'ai fait, et ça c'est vraiment la plus belle des récompenses.


Remerciements tout particuliers à :

- Margaux, alias Lot' qui a été ma lectrice d'avant-première et qui a eu le courage de corriger quelques chapitres.

- Amélie, qui a toujours été là pour me donner son avis sur mes chapitre, des avis toujours constructifs, et avec qui j'aime échanger des commentaires.

- Fiction-483, qui ne vient surement plus, mais qui est la plus ancienne de mes amis ajoutés sur skyrock.

- Alyson, qui lit et aime ma fiction depuis que je l'écris sur cahiers.







Un grand merci à tous, du fond du coeur, je vous aime infiniement, et si j'ai bien un conseil à vous donner, continuez de porter vos écrivains préférés, et surtout construisez, consolidez votre belle chaîne de l'amitié, et vous irez loin , parole de sage ! ^^













En vue des récents évènements contre le groupe, continuez plus que jamais de les soutenir ici

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 05:04

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 04:03

Vidéo Youtube

Rien à redire ^^

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 13:11