-" Oh, ça va les gars,arrétez c'est pas drôle !!s'exclame le maladroit le rouge au joue, en rejoignant ses acolytes.
- Avec un peu de chance demain tu feras la couverture de Paris Match :"la maladresse de notre vedette Bill Kaulitz!" rit Georg en frappant du poing sur la table au rythme de ses éclats pour tenter de se calmer.
- alors p'tit frère qui est-ce qui te fais cet effet là ?demande le dreadé après avoir retrouvé un minimum de sérieux, C'est la fille qui est assise juste derrière toi hein ?
- oui... rougit le brun, elle m'intrigue...elle a un truc de spécial ....
- Eh bah monsieur le timide,vas lui parler alors! l'encourage Tom
- Tu es drôle toi ! pour lui dire quoi ? " Coucou tu m'connais ? je suis le chanteur de Tokio Hotel ,tu m'intrigue tu veux qu'on aille boire un verre un de ces 4 ?"
- Et pourquoi pas ?
- Arrêtes, si ça se trouve, c'est une groupie ou une anti, et de toute façon... tu sais très bien que je n'oserai jamais ...
Vous comprendrez que mon attention n'est maintenant plus du tout portée sur mon magazine, pourquoi lire des choses, peut-être fausses, alors que les vedettes sont là, juste derrière moi, et que je peux presque sentir le dos de Tom contre le mien malgré les deux épaisseurs de cuivre des fauteuils ?
Je les écoute parler, rire, ne comprenant pas un mot de leur conversation allemande, mais je m'imprègne de chaque intonation, de chaque souffle, que je n'aurais probablement plus jamais près de moi.
Je suis dans un état de passion et d'excitation tellement important que je n'entends même pas mon portable sonner, alors qu'en temps normal, l'affreuse sonnerie m'aurait fait pousser un grognement.
Je sors de cet état, ou presque, que lorsqu'un homme d'une quarantaine d'années, brun, père de famille comme j'ai pû le voir tout à l'heure, l'air légèrement exaspéré et fatigué, me tapote l'épaule en me disant :
- Mademoiselle,votre téléphone sonne
- ah ...euh... Merci... balbutie-je
Je le glisse dans la poche intérieur de mon blouson en cuir marron que j'avais préalablement posé sur la banquette d'à côté, et lorsque je relève le nez, je vois le groupe se lever pour partir, Tom fermant la marche.
Et alors que je réalise à peine que je les ai enfin u en vrai, une autre réalité vient me frapper de pleine face, sans aucun ménagement : mon rêve n'a duré que vingt minutes, et il vient de s'arrêter aussi vite qu'il avait commencé...
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Deuxième chapitre clôturé, donnez moi vos impressions, merci de venir de plus en plus nombreuses =)