J'empoigne rapidement mon blouson par le col, arrive à la sortie au moment où les garçons traverse la rue et me saisis du papier blanc.
Croyant qu'il appartenait à l'un des quatre et qu'il est peut-être important, je sors hâtivement en criant :
Je reste interdite et les regarde s'éloigner, en serrant fermement le morceau de papier dans ma main, comme pour les retenir encore un peu. Evidemment, cela ne fait rien, ils poursuivent leur chemin, entrainé par Tom qui joue un peu le rôle de garde du corps, ce-dernier qui doit surement les attendre non loin, dans une grosse voiture teintée, en surveillant les alentours.
Réalisant de mieux en mieux la situation au fur et à mesure qu'ils disparaissent, les larmes de regret et de bonheur coulent silencieusement sur mes joues. Je les essuie d'un revers de main, et range machinalement le précieux papier dans la poche de mon pantalon, à l'endroit où se trouvait mon portable il y a quelques instants.
( ... )
J'allume la lumière de mon chevet et frotte rageusement mes yeux irrités. J'ai eu des difficultés à trouver le sommeil, et lorsque je l'avais enfin, il fut très agité, ce qui explique mon éveil matinal puisque mon radio-réveil affiche 4 heure 30 passée.
Les évènements de la veille me reviennent en tête, je revois Bill me sourire, puis le papier tomber ...
Je me demande si tout cela n'était pas qu'un rêve, un de plus, et pour m'en persuader, je décide de fouiller les poches de mon pantalon, que j'avais posé le soir sur ma chaise de bureau, en vue d'une preuve formelle que je ne rêvais pas.
Je m'arrête un instant, immobile, je ne respire plus. Ma main vient de rencontrer ce qui n'aurait jamais été dans ma poche si tout n'était que rêve.
J'inspire un grand coup, ne pas se prendre la tête, car même si je sens au plus profond de moi que ce papier va m'apporter beaucoup, je sais que je risque aussi d'être déçue, je sais que le papier peut être vierge .
Je le sors de ma poche et déserre ma main droite.
Il est là .
La main tremblante, comme si ma vie dépendait de ce moment, je prend mon temps.
Je le déplie soigneusement en fermant les yeux, je ne veux rien voir pour le moment.
Puis d'un coup, faisant enfin face à mon destin, je ne prend pas le temps d'analyser en détail l'écriture que je vois quand même belle tout en devinant une certaine hâte dans la main de l'écrivain.
J'ai tellement hâte mais peur en même temps, de découvrir le sens de la phrase inscrite, que je suis obligé de la lire plusieurs fois avant de comprendre :
Ok.
Elle est où la camera là ?
C'est une blague, c'est ça ?
Mais oui, je ne vois même pas pourquoi je me pose la question.
Le mot est en français, et ils sont allemands.
Pourtant, j'ai bien vu que ce papier venait de Tom.
Quoique maintenant je ne suis plus sûre de rien, si ça se trouve, j'ai vu ce que je voulais voir...
Ils n'auront pas le temps de venir de toute façon, et dans ce cas, je ne viendrais pas non plus pour avoir à encaisser un beau lapin.
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Des chapitres un peu courts, mais postés avec peu d'intervalle, j'espère que ça vous plait !
Merci d'être là, je vous aime déjà =)
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